Orgasme kinesthésique, un toucher extatique

« Donnes-moi ta peau ». Je viens juste de jouir, mes doigts sur mon bouton, ta verge en moi. J’ai besoin de te sentir contre moi, ton poids sur moi, presque à ne plus pouvoir respirer. J’ai envie de lenteur aussi, des caresses de l’après jouissance. Tes mains, tes grosses mains transpirent la force et la douceur, elles m’enveloppent, dessinent les contours de mon corps que je peux imaginer sous leurs passages. Le toucher est juste, appuyé en effleurement, juste suffisant à transmettre tout ce que tu as à me donner. Car tu donnes, tu donnes, c’est ta façon de recevoir. Tu donnes jusqu’à l’extase, et là tu jouis. C’est ce que j’ai compris de toi autour de cet apéro qui n’en finit plus, les phrases se succédant sans pause, les idées affluant de nos inspirations réciproques.

Ta générosité de cœur fait du bien à mon état d’âme.

On a tout à découvrir de l’autre, on ne se connaît que depuis quelques heures seulement, et déjà tellement de choses exprimées. De nous, de nos vies. Tu dis ne pas parler de ça en général, de ton intimité, de tes histoires d’amour ou de sexe. Pourtant, tu as réussi à perdre ta route et à prolonger notre périple de plusieurs quarts d’heures, perturbé ou plutôt emballé par nos échanges. Mais quoi ? on vient de se rencontrer et c’est déjà là. Pourtant le shooting n’est même pas un prétexte à rencontres pour toi, tu viens pour faire des photos. Point barre. Moi c’est différent, j’ai plein de motivations ce week-end : finaliser une dé-rencontre ; découvrir un lieu urbex pour y faire des photos sensuelles avec toi ; te rencontrer. Je t’ai demandé si tu pouvais m’aider à récupérer mes affaires et m’héberger pour la soirée. Tu as accepté simplement, naturellement même, un service d’ami sans se connaître. Ta générosité de cœur fait du bien à mon état d’âme.

Évidemment, nos conversations lubriques t’ont données quelques indices sur mes préférences, mes moments d’exception que je te confis presque innocemment. Tu es intelligent c’est sûr, notre niveau d’échanges me le confirme à chaque minute. Tu percutes, et tu aimes la différence, ta différence. Je sais que tu écoutes, que tu prends des notes dans un coin de ton cerveau, friand de cette complicité recherchée bien au-delà du simple plaisir physique. D’ailleurs, il ne t’intéresse pas, tu le dis plusieurs fois, tu n’es pas porté sur le sexe. En revanche, tu scrutes le petit truc qui va me faire basculer. Tu le saisis au vol, tu t’en empares, tu l’exploites, l’explores.

« Mets ton empreinte sur moi ! »

Ni l’un ni l’autre ne somment tactiles sauf dans la plus proche intimité. Le contact des autres nous révulse : « mais pourquoi entres-tu comme ça dans mon univers, dans ma sphère ? ». Alors, au fil des heures, nos corps se rapprochent timidement, s’apprivoisant à petite dose, osant un peu plus chaque fois pour vérifier que nous serons bien au rendez-vous du toucher extatique. Nous le savons, et en même temps en doutons toujours. Jusqu’à ce que le contact soit si évident qu’il en devient addictif. Tu me prends dans tes bras pour nous endormir, emballés dans nos pyjamas respectifs. Et là, je sais, tu sais que nous n’allons pas pouvoir dormir. Les couches de tissus ne suffisent plus à camoufler l’attraction irrésistible de nos peaux. S’en est fini de nous.

« Mets ton empreinte sur moi ». Voilà ce qui me vient en tête quand tu me mordilles le cou, quand tu me lèches les lobes, quand tu engloutis ma langue dans ta bouche. Une danse, toujours une transe, mon taux d’ocytocine monte d’un coup. Je sens que je peux devenir accro à toi, t’avoir dans la peau. L’expression n’existe pas pour rien, d’autres l’ont bien expérimenté avant nous. Tout est question de dosage, de rythme, tout en subtilité. Sinon, ça serait trop facile. C’est probablement ce challenge qui t’intéresse, et pour cela tu te mets à l’écoute de la moindre de mes réactions. Mon baromètre du plaisir exprimé te permet d’ajuster la gestuelle, la pression, du moins c’est ce que je crois.

L’ingrédient majeur : l’observation précédent l’écoute.

J’aime la contrainte, et tu es dominant. Je ne l’ai pas inventé, tu sais ce que veut dire dominer pour me l’avoir décrit clairement. Nous ne sommes pas sur le registre sexuel, mais sur celui de l’épanouissement. Le tien passe par le mien. Ce qui est fort, c’est la réciprocité sous la condition d’être synchrone. L’ingrédient majeur : l’observation précédent l’écoute. Avec toi, je sens qu’il faut que je m’offre, que je te laisse me guider, que tu es l’instigateur de la valse à sensations. C’est si bon après tout, pourquoi y résister d’autant que c’est mon envie présente. Ce que je ne cherche pas tout en l’attendant depuis deux ans, l’état encore inconnu de moi que Christophe m’a fait découvrir, celui de l’orgasme kinesthésique.

Tu as fait jouir ma peau. 

Flashback : je ne sais plus si nous avions bu, et dans quel contexte nous étions, mais nous avions déjà bien exploré depuis deux mois les plaisirs charnels qui nous attiraient, à partir du niveau de notre rencontre déjà assez élevé. Avant toi, personne ne m’avait autant retourné hormonalement parlant. Adrénaline, sérotonine, ocytocine, dopamine, endorphine, toutes se mêlaient dans ce cocktail propagé dans mes veines par tes bons soins. J’entre rapidement en état modifié de conscience, cet état conscient où je ne contrôle plus mes émotions, mon mental, mon imagination. Celui où l’on peut dire qu’on ne sait plus comment on s’appelle ni où l’on habite. Celui qui te fait oublier où tu te trouves, ce qui est bien ou mal, ce qui se fait ou pas.

Là n’est plus la question. En décidant de se livrer aux sensations, elles seules comptent à cet instant. Tout bascule au moment pour moi où tu me prends les poignets, plaçant mes bras en impossibilité de bouger, que tu utilises tes mains ou un lien. Je n’ai plus le choix, si je le décide, que de me laisser aller à ce que tu voudras explorer de mon corps. Douces sensations d’abandon et de confiance. Je sais que tu ne me veux pas de mal, alors je reste concentrer sur les frissons qui envahissent mon corps. Comme des décharges qui me tendent et me contractent. Ce qui expliquera les trois jours de courbatures qui ont suivi cette nuit unique et si particulière. Tu as fait jouir ma peau.

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