Une rencontre d’âmes, un dimanche de janvier

J’adore les dimanches. De ceux où l’on décide de faire une rencontre, où l’on pressent qu’il va se passer quelque chose, un truc qui fait que ta vie ne sera plus la même après. Mais si tu sais, toi aussi ça t’arrive ! Les dimanches, surtout en hiver, c’est glauque. Rien envie de faire ; ça glande, ça traîne, ça cuve, ça ne sert à rien sauf à ranger sa chambre ou rendre visite à mamie. Sauf quand un rendez-vous est pris entre deux personnes qui n’ont rien d’autre à faire justement, et qui choisissent en conscience que ce sera ce jour-là. Quelques mails échangés, une adresse, un numéro, une photo, quelques sms pour les détails de dernière minute, pas plus. J’ai aimé le grain de tes photos, troublant. Tu as apprécié « le corps bien sûr. La vie qui s’en dégage. L’absence de tabou qui offre la possibilité de photos qui « grattent » le cerveau. En regardant vos images, on sent d’évidence une présence charnelle ». Bref, la semaine dernière, j’ai créé un book sur un site de modèle, et c’est là que tu m’as trouvée.

Je n’aime pas l’espèce humaine, ou l’humanité globalement, elle me fait trop mal à la Nature. Je préfère rester dans ma bulle, au contact réel et intime de si peu de personnes en somme, plutôt que de voir les travers de mes congénères. Je n’ai pas confiance en la nature humaine, je sens tellement de souffrances qui engendrent les maltraitances. Y compris en ma propre primalité. Capable du pire comme du meilleur. Voyageant aux frontières des ténèbres où la colère m’emmène parfois, cette envie de foncer tout droit en ratant le virage, juste pour voir c’que ça fait. Toi aussi tu y penses ? Sans que cela soit paradoxal pour autant, j’en suis certaine, j’aime rencontrer l’autre. Quand il se sent suffisamment en confiance pour livrer ses tripes, son être, ses doutes, son cœur, ses confidences les plus inaudibles. « Je ne sais pas pourquoi je te parle de ça !». Combien de fois ai-je entendu cette phrase ?

Nous avons parlé, beaucoup. Parce que tu questionnes et que je réponds. Sans honte et sans jugement. Je venais me mettre nue devant un inconnu, sans me douter vraiment qu’il y aurait une autre nudité à dévoiler. Et réciproquement, parce que tu avais aussi envie de m’expliquer le contexte. Que j’ai accueilli avec empathie, et mon silence. Ton humour sarcastique a fait sourire mon cerveau, et dans le doute tu t’es senti obligé de mettre des mots sur cet aspect de ton personnage. Mais j’avais déjà compris. Et c’est à ce moment-là que la magie opère, quand on ressent la fluidité de connaître déjà l’être.  Quand tu n’es surpris de rien, que tu pourrais déjà finir ses phrases si tu n’avais cet immense plaisir de l’écouter la finir elle-même. Tu nous trouvais des points communs, dont tu commençais déjà à t’agacer, quand je te livrais ce que je percevais de toi. A ta demande : paumé, torturé, complexe, profondément gentil. De cette gentillesse qui ne va de paires qu’avec les blessures.

Je porte un lombric à mon jardin, grâce à qui rien de cela ne serait possible. Ce corps que tu mets en scène aujourd’hui, pour en faire une frontale, n’est pas le résultat de longues heures de sport comme tous le sous-entendent par cette question habituelle : « Mais, tu fais quoi comme sport ? ». Du jardinage ! Je n’aime pas faire du sport pour faire du sport, mais le jardin est une occasion extraordinaire de joindre l’utile à l’agréable. Mettre les mains dans la terre pour la connexion au vivant, bouger en utilisant toutes les parties du corps, et se vider la tête en créant la vie : sportif et méditatif. Aujourd’hui, je me suis livrée dans une séance très guidée, de celles dont j’avais envie, et j’ai appris à ouvrir les yeux avec lenteur. Je voyais le jour baisser, sans voir les heures passer. Avant de nous quitter, tu as fini par me dire que tu venais de m’écrire ce mot que tu utilises souvent : « Chtaime », que j’ai reçu et renvoyé volontiers à l’instar du « je t’aime » de Solange te parle. A suivre… ici !

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