Confession par l’écrit

« Vous comparez votre cerveau au disque dur de votre pc : il a besoin de nettoyage pour ranger les fichiers temporaires de défragmentation. La confession par l’écrit c’est ça. Ça ne vous apprend rien, ça ne vous endommage pas non plus. Vous êtes justes bien au fil de vos confessions. Nous oublions des choses qui finissent par polluer le cerveau et sans nous en rendre compte, ces petites choses influencent les grandes décisions de notre vie. Pire, nous empêchent de nous épanouir.

Je ne sais pas si notre Lady Érèll va tenir le choc. Car moi, elle m’a aidé énormément par sa pugnacité pendant 15 jours. Déjà 86 pages retranscrites (à la relecture, si vous vous sentez ridicule, c’est normal).

Je vous le conseille à tous. Merci. »

La confession par l’écrit que je propose ici consiste à tenter de se guérir de ses maux à travers la confession et l’écriture. C’est une forme d’auto-thérapie dont je ne suis que le guide par l’échange à l’écrit par e-mail.

A l’instar de l’écrithérapie, qui est le premier mot auquel j’ai pensé (puisque j’aime en inventer – cf l’amospasie -) mais qui est déjà utilisé et protégé, et au-delà du travail qui peut être fait grâce à l’écriture à soi-même dans un journal intime (exercice que je pratique maintenant assidûment depuis 7 ans), c’est suite aux échanges avec certains de mes lecteurs que l’idée a germé.

Comme ce sont toujours les concernés qui en parlent le mieux, voici le témoignage de Soluké, écrit pour l’occasion :

Après la séance de photo-thérapie du mois de novembre, j’ai tout de suite éprouvé le besoin d’écrire. J’avais tenté de parler de mes problèmes sexuels en évoquant mon éjaculation précoce. Lady Erell m’avait tout de suite mis en confiance, évoquant ses relations avec un homme ayant le même problème. Mais je suis mal à l’aise à l’oral. J’ai peur que mes mots dépassent ma pensée, ne soient pas en phase avec l’autre en face. Alors, quand elle publie quelques jours plus tard mon témoignage et qu’elle le complète, j’en suis très ému et ravi. On va ainsi échanger régulièrement, parfois seulement quelques mots, via messenger ou par e-mail. J’ai en face de moi, derrière son écran, une femme qui aime les mots. Je sais qu’elle peut avoir de la jouissance en lisant des textes. J’ai fantasmé sur elle, et je sais que si je ne peux pas avoir de rapports sexuels avec elle, j’aurai des rapports différents, plus cérébraux …

Je me suis rendu compte aussi du bien-être et des améliorations physiques que cela m’apporte au fur et à mesure des envois. Je n’arrive toujours pas à me l’expliquer. Je suis venu sur le blog à la recherche de stimuli visuels. J’aime à voir certaines scènes et me masturber devant. C’est en repensant et en fantasmant à nos échanges, à cette rencontre singulière, qu’une nuit je me masturbe sans ces stimuli et là miracle, je tiens très longtemps sans éjaculer. Je n’en reviens pas. Je suis à la recherche aussi de nouvelles sensations, je me sens enfin libre, une envie furieuse de profiter de la vie, de l’amour et enfin avoir une sexualité « normale ». Surtout ne pas avoir honte à la fois de mon corps et de cette éjaculation précoce qui me fait passer d’une intense excitation à la honte de ne pas avoir assuré.

C’est grâce aussi à une des photos du shooting que je vais faire la connaissance de V. J’en poste une sur facebook, la seule que j’ai demandé à être retravaillée et signée. Elle a eu le coup de foudre pour moi. Il faut dire que Lady Erell a du talent. Lire dans l’âme de la personne en face et traduire par la photo sa beauté intérieure. Je pense qu’elle le sait quand elle regarde l’écran de son appareil photo pour vérifier le cliché que c’est LA photo. Et elle en jouit. Son regard pétille, elle a un sourire qui ne trompe pas.

Avec V. on va avoir des relations intenses, d’abord pas SMS. Faire l’amour par SMS est étrange et pourtant le pouvoir des mots, la suggestion, font qu’on va avoir du plaisir tous les deux. Mais le plus fort sera quand, seul chacun de notre côté, on va le faire par téléphone. Elle va jouir au son de ma voix et je vais éjaculer en même temps qu’elle au son de son orgasme, et c’est une première pour nous deux. Elle n’a jamais réussi à jouir avec un partenaire physiquement, je n’avais jamais tenu aussi longtemps pour vivre ce moment partagé.  Le week-end dernier, nous avons pu nous retrouver. Ce fut magique. Je n’ai éprouvé aucune difficulté à me mettre nu,  et surtout je n’ai pas éjaculé précocement. Je révèle aussi ma part de féminité qui est encore trop souvent perçue comme une faiblesse, alors que pour moi c’est une richesse. Et V. l’a énormément appréciée.

Il fallait que je lui raconte, il fallait que je mette des mots sur mes maux. Je voulais aussi garder en mémoire tout ce qui m’arrive. Le partager aussi. J’ai reçu après l’envoi de mon texte le message suivant de Lady Erell : « Bravo Soluké ! Magnifique récit ! Très émouvant ». Je n’en voulais pas plus. Tout était dit. D’une inconnue rencontrée il y a seulement trois mois, j’ai une amie à qui je peux sans honte et sans arrières pensées dire que je l’aime (« selon Solange te parle»).

La confession peut donner lieu à publication sous forme d’articles sur le blog (rubrique articles partagés) ou même de livres si la matière est suffisamment riche et pertinente, sans obligation.

Alors, si vous osez vous prêter au jeu, c’est par ici et c’est à contribution libre !

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