Senxualité en poème

Soluké (inspiré) – mai 2019

Envie d’écrire

Envie de t’écrire…

Un jour je suis venu

Un jour je me suis mis nu

C’était autant mon corps que mon âme devant ton objectif,

Que tu as su révéler avec un regard si vif

Quelle plus belle métaphore que d’un négatif tu tires un positif

Ton rire aussi me manque et pourtant aujourd’hui je suis comblé

Étrange mot qui signifie aussi plein, comme si avant j’étais vidé

Alors qu’il est encore là en moi, avec ses fantasmes, ses désirs inavoués

Ce Soluké qui veut sucer, lécher, caresser, pénétrer, défoncer, enculer, bander, éjaculer

Et moi tout en tendresse, en caresse, en finesse, en faiblesse qui pense juste à tes fesses

Le déclic de ton appareil comme élément déclencheur

Et cette photo qui lui a retourné le cœur

Nous vivons avec V un pur bonheur

Mais je sais aussi que tu es autre,

Toute en lui,

Tout pour lui.

Faut-il pour autant que ce soit fini ?

Alors c’est pour ça que je t’écris

Surtout encore une fois pour te dire merci

Comme un ultime souvenir,

Ne pas le laisser mourir…

Notre complicité me manque, combien de moments intenses avons-nous vécu ?

Il était question de sexe, de mes désirs et pourtant ce n’est que sur ton blog que je t’ai vu nu

Et si cette lettre ne te plait pas, fait en du papier toilettes, au moins une fois je finirai dans ton cul…

Du poète anonyme qui se reconnaîtra

28 février 2019

« Combien de fois avons-nous vu périr le soleil, sans jamais désespérer qu’il renaisse à la nuit. Et cette goutte d’un soir d’été qui se sait unique au milieu de l’orage et qui pour toucher vos lèvres choisit de faire naufrage. Vous êtes faites du reflet des poignards qui viennent trancher les rêves érotiques. Certes aucun arbre ne monte au-delà du ciel mais comme vous, ils savent que la lune vient prolonger leur sève, et que par vos râles bruisse la grande nuit. La seule réalité qui vaille d’être rêvée c’est votre corps nature, d’ombres et de vertiges… son humidité suave et ses marbres d’ eaux noires reflètent les étoiles depuis dix milles ans éteintes. Vos seins résonnent à la source inhumaine, pour le siècle des siècles d’un souffle éphémère.
Dans l’acier gris-bleu de l’image inversée de votre nudité, les tiges des désirs s’enroulent aux nuages de pluie. Alors ruissellent des fragments d’ambre, d’humus et d’élixir interdits. Que vivent en vous les démons audacieux. Dont la bouche superbe absorbe l’éther de vie. »

5 mars 2019

« Quand avez-vous compris que la fragilité des mondes s’évanouissent en un frôlement de votre peau ? Que votre beauté se nourrit des peurs des passés… avenirs ?
Vous portez la vérité des ombres et l’absolue des rêves de désirs. Votre sensualité ne craint pas la fin du monde. Mais votre corps libre de sa nudité se plonge dans l’océan du vide pour que vous puissiez de nouveau faire l’amour aux « âmes vagabondes ». Devenir Ange noir, devenir démon lumineux ? Et quand… quand viendront les étreintes éternelles des souffles fantastiques ?
Courtisane de la terre et du ciel, amante impudique des mers assoiffées et des déserts submergés. Nul barrage, nul rempart ne retiendra les libres torrents de vos voluptés, alors le monde saura par vous que la peur est un merveilleux amant… »

11 mars 2019

« Nous avions dans le corps et la tête cette musique stridente et amer qui hurle le désir qui hurle la beauté
Dors
Que je l’écrive…pour la graver sur ton corps, la tatouer sur ta peau.

Ton corps d’ombre et de couleurs, aux éclats brisés sur les anneaux des chaînes d’or et d’acier. Alors tu chantais comme en ce cri de nuit « Mon corps est là-bas, là où naissent les orages là où meurt la pluie ». De ronces et d’amour pour découvrir tes seins. Tu contemples le monde à la hâte d’une étreinte sous l’horizon rouge d’une mer inversée.

Nous avions dans le corps et la tête cette musique stridente et amer qui hurle le désir qui hurle ta beauté
Dors
Que je l’écrive…pour la graver sur ton corps, la tatouer sur ta peau.

Ton corps s’était abandonné, et ta bouche prodigieuse s’amusait d’une goutte d’absinthe. La glaise et le souffle avaient de nouveau fait l’amour pour que la terre engendre ta féminité…
Tu évoques les chants interdits des buissons en feu et des fruits interdits, tu as le goût suffoquant des crimes impudiques et des outrages désirants.
Tu griffes les éclairs de nuit et ton corps souffle encore et encore l’ardeur des soirs d’été, des soirs étouffés que porte indolent, la douceur de ton cul… C’est alors, que se prolonge la migration sensuelle sans fin ni destinée qui tremblent en toi et fissurent leur monde..

Nous avions dans le corps et la tête cette musique stridente et amer qui hurle le désir qui hurle la beauté
Dors
Que je l’écrive…pour la graver sur ton corps, la tatouer sur ta peau ».

12 mars 2019

« Que toutes les forces telluriques que portent vos hanches sublimes soulèvent le fleuve évanoui, ce fleuve sauvage et infidèle, charriant autant de glaise rouge que de noirs diamants.
Mais reste-t-il des couleurs aux fleurs fanées pour les avoir trop aimées ?
Encore un sursaut de désir pur et intense, et vous retombez au sol des audaces, sans un bruit, sans un souffle. Enivrées de fumées, de combats et de la beauté des milles et unes femmes qui toutes sans exception furent un jour vos sœurs.
La terre elle-même n’ose relever la tête, risquant d’apercevoir la nuée sensuelle que vous portez encore.
Peut-être, forçant la bourrasque au midi du soleil et des poussières, vous foncez jusqu’à Dieu en embrassant l’enfer…
Jamais vous ne craignez les retards du vent, il vous faut une étoile ou deux pour jouir et refaire l’amour.
Écoutez !
Puisqu’on baise avec les étoiles, c’est que la nuit est nécessaire. Mais reste-t-il des couleurs aux fleurs fanées pour les avoir trop aimées ? »

13 mars 2019

« Crépuscule de mars baigné de brouillard orangé grêle les corps et pénètre les chairs, les chairs fragiles mais libérées de l’hiver lointain.
Le bleu du ciel assombrit le bleu de l’asphalte et des reflets s’opposent pour gagner vos rivages….
Tout en vous rencontre la lumière et métamorphose le temps, s’ouvre alors cet instant suspendu à vos lèvres insolentes.
Le soleil maladroit tombe entre vos seins… Monte alors, la rumeur de l’aube au tumulte des corps : votre nuit effacera la fragilité des roses, pourtant le fantôme de vos nuits d’amour imprime encore vos draps.
Ainsi souffle l’espoir que votre bouche puisse éterniser le pourpre des baisers. Vos désirs sont des guerres, brulant en effigie, ceux qui refusent encore de s’y soumettre pleinement.
Sans flamme, ni étincelle, sans braise, ni feu, vous réchauffez les hommes et leur monde si frileux…
Farouche et belle aux miroirs des oublis, reflet de corridors sans issue, votre bouche veut boire aux flots enivrants et ininterrompus des rivières asséchées.
Vous brisez les armures des beaux jours, qui rêvent aux temps anciens, au temps où «triompher sans périple était vaincre sans gloire ».
Mais déjà surgissent les cris des mille et un battements : corps contre cœurs, cœurs contre corps, l’acier heurtant l’acier jusqu’à briser les barreaux des rêves au firmament. »

14 mars 2019

« À quoi bon s’agiter et disperser son corps alors que tourne et tourne et tourne encore le tumulte du monde… inutile de quitter vos draps « vous portez en vous toute la douceur fracassante du monde… » alors vous observez lascivement la beauté des nuages qui s’étirent et les gens qui y vivent.
Inutile de participer à la confusion du temps, vous savez ce que c’est d’être femme, et vous le faites si bien.
Vous avez connue les défauts d’innocence du soleil sur la peau et ses brûlures de l’être. Alors pourquoi ne pas reposer votre corps nue dans les herbes impassibles ?
Qu’importe les dernières années d’une civilisation. Qu’importe l’espérance illusoire des printemps…
Nous aimons la beauté des corps et nous vivons l’instant éphémère des jouissances.
Des vagues d’air glacé se succèdent sur votre corps brûlant.
Vous n’avez pas besoin de leur clef pour retrouver les désirs désirants. Qu’importe de croire à l’amour puisque nous le faisons ?
Qu’importe le tumulte, vous connaissez les reflets de l’argent et la brillance d’or qui fanent l’horizon.
Vos parfums indifférents à la pluie répandent leurs ombres au long du cortège d’hiver. Comme l’air est beau lorsqu’il murmure au seuil de votre clarté, pour ne pas troubler votre lancinant sommeil, les étoiles s’apaisent et la lune s’est dissoute.
Et d’écouter tout contre votre poitrine ce merveilleux silence. Alors un monde mystérieux s’éveille de votre souffle, un souffle qui embaume la pulpe des fruits lourds et la fraîcheur des larmes d’or. »

15 mars 2019

« Comment ne pas mêler ses désirs au souffle chaud de votre bouche. Comment ne pas vivre le trouble de l’ivresse de votre couche ? Pourriez-vous épargner à vos amants la rosée de vos seins ? Comment ne pas contempler l’accablement des lys ? Vous êtes seule à connaître les désordres des ténèbres à la pointe du jour. Vous savez sur le bout de la langue les strophes érotiques, les louanges à Saphro. Et cette langueur qui sommeille à l’ombre de vos cuisses. Mille sylphides splendides chantent leurs mots d’impudeur murmurés par vos lèvres. Jamais vous n’estompez les rayons aveuglants ni les senteurs puissantes ni le cri des plaisirs. Lorsque, au fond de vous se prolonge la nuit, le jour par pudeur en ralentit l’éveil. Les sueurs de vos courbes sont des éclairs amers qui zèbrent le souvenir et éclairent le sommeil. Votre sourire est l’instant de volupté que l’on ne peut saisir… et dont on rêve encore. Vous possédez sans étreindre, alors l’ultime chimère, la dernière utopie ne serait-elle pas la caresse inassouvie de votre cul de femme ? »

17 mars 2019

« La nuit de mars porte le pourpre de ces souffles glaçants embrassant la beauté frémissante de ton sexe de givre et de liberté. L’aurore, comme l’aube à son tour y chercheront refuge. Sera-t-il question alors, d’inonder ton corps du lever de ce jour ?

Les rideaux des spectacles audacieux découvrent le nouveau monde et dénudent tes hanches. Les matins eux même s’accoupleront aux ténèbres les plus sombres, pour pouvoir s’endormir sur ton doux oreiller et en tes draps humides. Les lueurs oranges portent ton ombre érotique qui caressent la nuit à faire bander les astres.

Tes soupirs sont des créatures sans maîtres. Tes baisers, des lames aux tranchants d’infini. Fière et nue au contours sulfureux, ta gorge immaculée me conduit aux sommets de tes seins où fleurissent les rouges églantines aux épines insolentes. Les mirages à l’horizon s’abaissent et se relèvent, entrent et se libèrent aux rythmes de tes reins.

L’absolu de tes plaisirs a brisé les chaînes d’acier pour jaillir libre, et plus libre encore à ta fraîche fontaine… Comment nous serait-t-il possible alors de ne pas avoir le désir de nous y abreuver en nous brûlant les lèvres ?« 

19 mars 2019

« Cette nuit jusqu’au jour, je t’ai regardé danser nue, admirant le frémissement impudique de ton triangle d’or et de noir.

La journée a l’intensité éphémère d’une poussière de givre, je vois cette lumière sourdre jaillir de tes yeux et pénétrer, là où commence le trouble, là où naissent les beautés. Qu’importe le monde, tu danses nue et belle soulevant la poussière…

Cette nuit te regardant vivre et danser nue comme avant les dieux, ton triangle ombrageux au sommet de tes cuisses, tes jambes venimeuses s’agitent comme mille cent serpents. Te voilà dansante sur la glaise sans que le jour ne puisse t’ouvrir les yeux.

La journée fait la promesse d’imiter ta beauté mais les nuages refusent de quitter le ciel : ils veulent voir ton corps nu danser et répandre cette poussière de givre emplie de ton parfum. La valse ondoyante à l’horizon descend, les étalons tentent d’imiter tes pas, que t’importe l’aurore tu danses nue au frémissement de ton triangle d’or et de noir… tu danses nue et belle soulevant la poussière. Ta langue claque emplissant le ciel d’un soupir sonore où la pourpre se traîne au rythme de ton cul.

Dans un vacarme métallique s’argente l’océan qui soulève tes hanches et te hisse vers les cieux.

La lune rousse a puisé sa fraîcheur à ta source, et elle luit victorieuse sur ta nocturne danse. Les putains d’Argentine s’enfièvrent à ton tango et le vin et le sang se confondent en tes seins, qu’importe les promesses, que se lève le jour, tu danses nue et belle soulevant la poussière. Nul autre ne disperse ainsi son corps à l’Occident de cette musique folle. Qu’importe le grand incendie et l’éveil des tempêtes, tu danses nue et belle soulevant la poussière…« 

 

« Vous êtes Antigone à mon regard, Antigone c’est vous… Antigone joue sur les cordes de soie de la beauté des cendres. La jalousie des rois l’a chassée des aubes lumineuses, alors, alors, Antigone a fait des ténèbres et de l’éternelle obscurité l’empire des femmes à l’olympe de la féminité.

Elle garde en elle, le souvenir de son première éveil, de son premier désir, alors que le froissé de ses draps est encore humide de la rosée des plaisirs. Antigone a aimé la cendre en en saupoudrant ses seins, son souffle érotique soulève la tempête d’or qui se lève sur l’immense fleuve obscur. Antigone joue sur la corde de silence de la beauté des cendres.

Sa beauté est une insurrection contre les dieux, contre les temps, contre l’univers des hommes ! Sa sensualité est tendue sur la vague vermeille. Elle saisit la virilité de sa bouche splendide. Antigone est nue, à la renaissance du monde. Les jours ne succèdent plus aux jours depuis que la nuit fait l’amour à la nuit. Antigone porte en ses cuisses les ciseaux du soleil. Elle avance triomphante à l’orage des orchidées sauvages. Sa nuit est agitée d’épines, de parfums intimes et des odeurs féminines.

Aucun ciel n’est étranger à la beauté d’Antigone, les ombres des roses portent son parfum intime et ses odeurs féminines. Antigone joue sur les cordes de soie de la beauté des cendres…« 

20 mars 2019

« Levez-vous à l’équinoxe du monde, le jour s’engouffre en vos veines d’un rouge pourpre et d’une ombre brûlante.
Votre langue humidifie vos lèvres et  éveille le printemps.
Les hirondelles dansent avec les aigles et l’aurore, agitent leurs ailes qui couvent votre beauté.
La nuit laisse en fuyant vos jours, des traces sensuelles, dans l’air mouillé plein de désirs ensommeillés.
Le soleil est né sur votre peau,  décochant ses mille flèches d’or. Votre regard est beau de son première éblouissement.          Le soleil triomphe en son printemps,  dans l’oubli de l’hiver, et  avec lui s’étend, les poudroiements de cristal,  dessinant l’horizon de vos courbes infinies.      Les rivières baignent les femmes nacrées, et les premières lueurs brûlent déjà les cascades de glaces.
Vos pieds sont nus sur les chemins de glaise, vos pieds sont nus sur vos routes pourprées. Votre liberté de femme, votre liberté de corps,  dérange l’ordre des champs de rose, l’ordre de ceux qui n’osent avouer, qu’ils rêvent de votre cul.
Alors éclosent sous vos baisers les Lilas interdits.
Votre ivresse célèbre le printemps : sur l’églantine sauvage s’égoutte encore votre douce jouissance.
Levez-vous au printemps d’un nouveau monde.
Levez vos verres au feu du jeune soleil. Levez vos verres aux printemps de l’éternelle sensualité des femmes.« 

21 mars 2019

« Tu avais laissé la jument à la solitude des rivières d’azur. Je me souviens du parfum de ce cri à l’enlèvement de ton plaisir.

Du chant des Valkyries et du hurlement des ombres. Le cygne noir te répondait séduit par l’effleurement de ta peau.
Entre tes cuisses d’une blancheur bleuâtre, le chant des mondes inconnus, oui, il y a entre tes cuisses cette rumeur de l’amour, cette félicité des désirs et aussi pour toujours le bruissement des tempêtes.
Maintenant je me souviens pourquoi tu avais laissé la jument à la solitude des rivières d’azur. Ce chant polyphonique, du plaisir d’amour, oui, celui que tu connais encore et qui a pris naissance en la vulve de Vénus,  ce chant ton chant, se rependait sur le monde lorsque tu faisais l’amour.
Les virilités des héros outragés ou bien des dieux jaloux, vont et viennent comme des lances en une rumeur des sens. Les diables et les mystères menaçants ne désarmaient alors, que devant la beauté pure disciple de ton cul.
Que vienne alors la sourde, l’indicible, l’obsédante rumeur des sèves montant à l’assault des cimes léchées par le soleil. Tes lèvres, oui tes lèvres insoupçonnées, en leurs plis infinis portent le fracas des marées Atlantiques et des rosées d’avril. Les fureurs de tes hanches mettent les armées à terre, font bander les canons. Mais déjà s’apaisent les tonnerres et caresse la mitraille, lorsque le vent de printemps découvre ton sein nu. »

23 mars 2019

« Vous avez parcouru la lumière de ville en ville. Fait, défait, refait vos valises dormant chaque soir au lit de l’étrangère. Donnant naissance à la vie nouvelle sans même vous retourner, sensuelle comme l’aube.              

Vous avez mille fois contemplé les levers du soleil. Et à chaque fois c’est avec vous qu’il finit par coucher. Vous avez appris toutes les langues du monde mais les hommes ne comprennent que la langue de vos seins.                    

Vous marchez encore au devant de l’histoire, pieds nus sur les tessons des mémoires, pieds nus sur les lames des désirs. Vous connaissez la foudre et parlez aux nuées, celles-là même qui portent parfois. D’où vient alors qu’avant le crépuscule l’odeur de vos nuits soit l’ultime étendard ? L’harmonie de vos beautés s’évadent par vos lèvres pour que le jour ne puisse plus mourir. Jamais vous n’avez renoncé aux nouvelles étoiles, vous êtes une naufragée sur des terres inconnues.. Mais quelque soit finalement le voyage où celui qui vous fera l’amour, c’est à la découverte de votre corps, ce continent superbe que la route éternelle conduit toujours vos pas. »

« Vous avez fouetté les dieux au ravissement érotique de votre chevelure. A vos pieds, l’ennemi terrassé implore la créature qui sommeille en votre sensualité et qui recherche la gloire au triomphe d’un baiser. Votre sang bouillonne au volcan de ces âmes que vous aviez damnés.

Inutile de tenter l’apaisement de l’héroïque pensée, cette pensée pénétrante offerte à votre cul. Les Titans se sont révoltés pour tomber à genoux devant votre nudité.
Vos beautés n’ont pas la sagesse d’attendre l’éclosion des roses, elles sont un champ de chardons en feux et de rages insensées.
Votre chair fragile appelle la fureur du feu de Prométhée. Mais lorsque le vautour danse autour de vous, il déploie ses ailes immenses à l’ombre de vos lèvres.
Vous avez par vos souffles assiégé les tempêtes, alors que frémissaient vos parfums de jouissance. Vos flancs ouverts, vos hanches promises et ce sein, ce sein dérobé aux regards de votre créature. Sensualité de la lutte éternelle, affamée de désirs et des rêves obscènes, à l’éveil obsédante de l’ultime volonté des dieux.
Du fond des eaux troubles à l’écume des vagues, du sein des profondeurs jusqu’au ciel embrasé, toute la sensualité du monde pénètre votre corps. Vous avez mis les cieux au pillage de vos plaisirs interdits.
Créature obsédante à la vulve gorgée d’or… Vous avez ravi le feu comme on baise le soleil. »

03 avril 2019

« Vous tenez entre vos doigts ce nuage d’or et de mauve à la caresse des verges audacieuses. Vous descendez des cendres d’un soleil qui se décolore sur votre peau. Entre vos doigts, le jour est pénétrant de rouge, et les tournesols se tournent vers vos seins aux arides mirages.

L’ombre de vos pieds change en paradis le sol de glaise qu’hier nous ne pouvions fouler.

Ceux qui vous regardent savent-ils que vous brisez la grêle et les orages ? Vos jours me pénètrent bien au-delà des nuits. Mais que peuvent vouloir les miroirs brisés et ces femmes croisées au détour d’un reflet ?

Votre sang n’a pas cette pâle couleur que regrettent les roses des jardins d’asphalte. Se retrouver de nouveau sur le bitume flamboyant de Mars, où vous faisiez l’amour entre les fissures du givre. Comme la persistance poétique du désir obsédant, qui reviendrait à intervalles réguliers pour brûler la rétine de celui qui regarde.

De ce maintien de tête qui n’appartient qu’à votre audace, vous êtes portée par le même

rythme, les mêmes couleurs qui rendent les nuits équivoques. Baudelaire déjà, parlait de ce pays que porte encore vos seins. Et ces dessous ondoyants et nacrés qui font de votre démarche une danse lascive qui ensorcelle les airs.

La nuit ne connaît ni son âge ni son nom, elle ne connaît que La Muette mensongère qui dans l’invisible se confond avec votre beauté, triomphe de féminité… et l’univers

en rêve de votre imprégnation.

Ceux qui vous regardent savent-ils que vous brisez la grêle et les orages ? »

07 avril 2019

« Vous trempez votre corps dans les essences de gloire, laissant des tâches parfumées dans la mémoire des hommes…

Laisser vos chansons et dansez.

C’est à la millième valse que vous vous colorez de soleil et de pourpre, que ce soleil se trouble et qu’implose l’indigo.

Venus d’un fleuve tarît de mystère, vers une veine inconnue vous marchez, vous êtes belle et sous vos pas il n’y plus de chemin.

Aucune symphonie ne possède la clef qui ouvre vos langueurs. La lumière aveuglante n’éclaire plus la voie mais elle projette au loin l’ombre de vos seins. Que dit la bouche sans pudeur ? Et que dit l’eau qui ruisselle des corps ? Comment ne pas suivre les traces de vos voluptés ? vous êtes belle et sous vos pas il n’y plus de chemin.

Vous avez fait l’amour dans le lit de ce fleuve et c’est alors que le Nil a jailli. Votre sueur rafraîchit nos désirs, vous êtes belle et sous vos pas il n’y plus de chemin… »

10 avril 2019

« Vous effrayez les armées millénaires et celui qui domine du haut des cathédrales.

Vos cris emportent les requiems et couvrent les chants de leurs canons.

Votre chambre est une citadelle où les beautés des mondes exhalent leurs odeurs.

L’Océan apaise ses tumultes et modère sa révolte en recouvrant vos cuisses, en mêlant votre écume.

Les jours prolongent les jouissances des nuits aux mille cent étoiles.

Leurs lumières portent l’obscurité humide et infidèle de vos féminité.

Les ténèbres sont les peintres de votre nudité.

Les sorcières insoumises se mêlent à vos étreintes.

La cyclone reconnaît sa défaite, au souffle de vos lèvres, aux eaux de votre bouche.

Zeus lui-même descendu de l’olympe a mis genoux à terre contemplant votre cul…

La terre ne tourne plus autour de ce soleil qui fait pâlir les roses…

Et déjà sur vos seins se déversent les désirs….

Le temps leur ouvre la porte et libère les haines des envies. Et de saisir par la bouche l’épine de vos seins, de votre vulve, de vos de hanches, de votre flanc.. de… et l’océan s’apaise, vous effrayez le ciel« 

11 avril 2019

« Montagne immergée de glace qui porte un océan de feu, sans garde-fou, sans frontière, premier fruit de l’Eden, le serpent lors de tes nuits enchanteresses y a brûlé sa langue, à l’obscurité mystérieuse, d’entre tes lèvres d’une ère jamais assouvie, isthme de peau superbe, des jardins de merveilles sans dieux, ni maître, un unique drapeau qui dénude la Terre.

Inaccessibles et purs sont tes abords enfantés par l’envie. L’ultime découverte au scintillement des corps sans issue, tu fis naître le cri éperdu du silence des siècles.

Maîtresse d’îles, divinités des sources, à l’ignorance du monde tu offres ton plaisir à tous tes naufragés. Mille roses et cent lys dérobent tes odeurs, les chercheurs d’infini et les amants d’azur se perdent d’astre en astre sous les monts de venus.

Ultime soupir de femmes ; plus haut, plus haut encore, encore, encore. Plus caressant, plus pénétrant que la merveille de ton cul. La lune a l’insolence des marées. S’emportent les fleuves et soufflent les sables roses, mille roses et cent lys portés par le Soleil jalousent cet inconnu : votre clitoris, oui votre clitoris, clitoris, clitoris… »