Confidence pour confidence

Soluké – Le Squeeze – 15/12/2018

J’ai appris avec toi qu’il faut écrire à chaud (même si ça caille derrière mon ordi !).
Après t’avoir envoyé le lien sur le squeeze, j’ai voulu essayer. Je sais, ça se pratique à deux, mais sait-on jamais …

J’ai repris mes exercices de masturbation. C’est suite à des échanges via Messenger avec une amie, après 3 heures en mode sexothérapie, que je me suis masturbé et miracle : je n’ai pas éjaculé ! C’est incroyable le pouvoir du cerveau, de la parole même écrite, que cela peut avoir. C’est elle aussi qui m’a décidé à faire le premier pas vers la photo-thérapie, oser me montrer nu (ça fait écho à
un de tes derniers posts). Sexuellement parlant, je n’ai eu que 3 femmes dans ma vie… Tu vois… combien ma démarche était difficile en venant te voir.

Mais revenons au squeeze, t’as déjà essayé de retenir une bouteille de champagne sous pression avec le bouchon à moitié sortie ? Et bien c’est pareil ! Pour jouer à celui qui éjacule le plus loin, c’est top, j’ai failli me faire une éjaculation faciale !
Tu sais que depuis le shooting photo je dors nu, qu’est que c’est bien ! Ce matin vers 2 h je me réveille (je me suis endormi après l’épisode du squeeze, soit vers 21 h …).

J’aime à me caresser doucement, pas uniquement le sexe, le torse, le ventre, entre les cuisses et petit à petit les testicules et le sexe qui est tout petit et que je réveille doucement, il gonfle progressivement et j’arrive à le prendre en main. J’imprime alors des mouvements de va-et-vient, je repense à ton idée d’un truc chaud et humide. Je me souviens de l’épisode d’American Pie, ou un étudiant fait réchauffer une pizza, la plie en deux et se fourre la queue dedans ! (c’est con mais j’ai envie d’une pizza 4 fromages !).

J’essaye de ne pas penser sexe. Pas facile. Surtout ne pas tomber dans le transfert amoureux, celui de vouloir faire l’amour avec sa sexothérapeute. C’est ce qui m’est arrivé avec elle, je l’ai revu à un colloque au mois de novembre, 3 ans qu’on ne s’était pas revu, 3 heures qu’on ne s’était pas écrit. On a mis des barrières (surtout elle) pour que notre relation soit uniquement amicale, mais j’ai eu le malheur de lui dire que je l’aimais, que j’avais envie d’elle. Elle l’a très mal pris. On s’est réconcilié depuis, on continue à échanger, mais ça été dur. Amour / Amitié où sont les limites ? Uniquement
sexuelle ?

Toi, tu as très vite clarifié la situation entre nous deux, c’est très bien. il faut juste que je fasse attention à ne pas trop te désirer (pas facile avec tout ce que tu livres sur ta vie sexuelle !). Ça restera des fantasmes, tu dois avoir ton lot de demandes, et en avoir pas dessus la tête des queues qui essayent de te prendre.

Petit rappel pour faire du feu par percussion de deux pierres (et non c’est pas deux silex) : 1 – percussion pour obtenir une étincelle ; 2 – l’étincelle embrase une matière comme l’amadou ; 3 – mise sur de l’herbe sèche une flamme arrive. Et bien l’autre jour chez toi, j’ai vu briller une étincelle dans ton regard qui a embrasé mon cœur et je ne pouvais que déclarer ma flamme. Mon cœur d’amadou s’est consumé, c’était le coup de foudre !

Tu vois, j’aime bien faire l’humour avec toi, au moins c’est ce qui me permet de tenir.

Confidence anonyme du 19/11/2018

J’ai reçu cette semaine un témoignage qui m’a touché et que j’ai envie de partager ici. Il touche en un seul tenant plusieurs pans de mon exploration intime et sentimental : l’amour sans attachement (amospasie), les relations libres et ouvertes (voire le polyamour), l’écoute et l’évolution dans le couple, la découverte d’une autre sexualité (tantra).

« J’ai récemment découvert votre blog ladyerell.com et j’ai beaucoup aimé lire vos articles ainsi que apprécié votre travail photographique.

C’est suite à cela que j’ai découvert votre profil sur Facebook et vous ai envoyé une invitation mais également découvert votre réseau « intimexy« . D’où mon inscription. Ma motivation est la curiosité et la découverte …
Je suis un homme âgé de 36 ans et résidant à Bruxelles. Marié depuis 9 ans avec deux enfants (4 et 8 ans). Pas spécialement beau, long et mince, mais avec plein de respect et d’amour pour soi et pour les autres, et également avec de la passion qui brûle en moi.
Après une rupture l’année dernière de plusieurs mois, mon épouse et moi, nous nous sommes remis ensemble. Nous travaillons à évoluer ensemble et personnellement.
Récemment, mon épouse m’a fait part de sa féminité sexuelle et ses désirs dont elle n’osait me parler avant. Elle m’a demandé que l’on soit libre l’un de l’autre de s’aimer sans attachement et d’avoir la liberté de vivre sa sexualité au-delà des barrières que dresse le mariage.
Ce fût difficile pour moi de le concevoir mais aimant ma femme énormément, je ne peux concevoir de la voir se sentir enfermée comme un oiseau dans sa cage et de la reperdre par ma peur. J’ai compris que cela était valable également pour ma part. J’ai donc accepté son choix et fait le pas de vivre avec elle, en tant que partenaire en se libérant des barrières, des jugements et des préjugés qui peuvent peser sur un mariage.
Depuis ce pas, notre couple s’est retrouvé animé d’une passion dévorante remplie de complicité, de désir, de tendresse et de sexualité. Je ne sais pas où cela emmènera notre couple … mais je suis heureux « au présent » de respecter ma compagne en tant que femme entière et de découvrir ma masculinité dans tous ces désirs pour ma part.
Nous avons choisi de découvrir l’univers du Tantra ensemble et d’être libre d’assumer nos désirs personnels de notre côté si cela se présentait. Je vois du coup la femme sous un nouvelle angle et trouve le plaisir de découvrir et partager son univers. Je m’ouvre à la découverte d’un monde où le plaisir n’est plus un tabou mais un acte d’amour. »

A mon journal : première histoire en mode polyamour – Juillet 2014

L’amour de l’autre n’est pas une fin en soi. Il suffit de trouver l’amour au fond de soi pour ne plus le chercher dans l’autre, et du coup ne prendre que ce que l’autre a à donner sans en attendre de l’amour.

Ça me bouleverse ce que tu me dis. Pas que tu m’aimes. Parce que dans le fond, ça ne veut rien dire, ça t’appartient et je ne peux le cerner, limite je m’en fous, je ne sais pas pourquoi mais il y a quelque chose à creuser.

Non, ça me bouleverse dans le sens cœur qui bat, s’emballe, j’ai relu plusieurs fois pour être sûre d’avoir bien compris. Comme une lueur d’espoir de quelque chose qui peut se passer. Et aussi un petit pincement de mise en danger que j’aime. Un savoureux mélange de « mince il l’a fait ! » et de « putain génial il l’a fait ! ».

Avec cette question qui me dérange : l’a-t-il fait pour lui ? L’a-t-il fait pour moi ? Parce que tu dis aussi que la question du polyamour te fait chier, ce qui n’inclut pas pourquoi, en quoi, et alors, comment ??? Cela me fait supposer…

Il se pose des questions sur le polyamour (mais lesquelles ?) et il sort pour aller baiser ?? Et qu’est ce qu’il a ressenti ? Et comment il le vit ? Et qu’est ce qu’il en pense ?

Je suppose, je suppose, je suppose, tu supposes, il suppose, nous supposons, vous supposez, ils supposent.

Le fait-il parce que je le fais ? Le fait-il parce qu’il est comme ça ? A-t-on commencé une histoire sur la base de la triangulaire VBS (victime, bourreau, sauveur) ? Parce qu’il est venu en sauveur quand j’étais mal… A-t-il un intérêt quelconque à aimer une fille comme moi ??

Pourquoi est-ce que je m’en fous que tu m’aimes ? Parce que c’est facile de tomber amoureux de moi. Finalement, je cherche quelqu’un qui me fera l’aimer. Pas qui m’aimera. Voilà pourquoi je suis si triste de ne plus vibrer.

Je ne vibre pas parce que tu m’aimes mais parce que tu me fais t’aimer.