Lui en moi, mes doigts en toi : le trio HFF

Le cul avec toi, c’est bien plus qu’un art de vivre. C’est toute une philosophie. C’est surtout naturel, sans chichi, sans préparation, sans mise en scène, du brut de décoffrage, mais toujours avec de la douceur et du respect, de l’intime aussi. Nous n’en sommes pas à notre premier trio, loin de là. Nous avons d’ailleurs commencé par un trio, le jour où je suis venue à ta rencontre. Il n’aura fallu que quelques heures de blabla pour qu’on se retrouve en mode coquin, en pleine journée. C’est simple : tu commences à nous câliner, l’une après l’autre. Tu nous déshabilles en un clin d’œil car la nudité absolue est pour toi ce qu’il y a de plus excitant et beau. Et tu nous guides tranquillement vers « la salle de jeux ». Il ne reste plus qu’à se laisser porter par le plaisir des sens. La vue des corps emmêlés, presque décharnés par les positions improbables parfois. J’aime quand les corps se mélangent, que les mains se baladent jusqu’à ne plus savoir qui fait quoi. A chaque fois, je suis surprise du naturel qui inspire nos gestes et attitudes, avec ou sans les mots, toujours en soufflant l’expression du désir.

Mon premier trio date de juillet 2014. C’était aussi ma première rencontre féminine. J’étais tombée littéralement amoureuse d’une jolie lutine, avec laquelle je me sentais très timide et gauche, du fait de ma non-expérience. Il me fallait un dépucelage. D’une pierre deux coups. Et quel coup !! une belle domina plutôt lesbienne, qui fréquentait Stéphane depuis quelques temps. La soirée a débuté au Loft, où la belle avait décidé de nous attacher ensemble, Stéphane et moi. Un jeu d’emprisonnement, qui permettait le contact à trois plus facilement, par le toucher des cordes et des corps. Lui et moi, nous nous connaissions depuis quelques mois seulement, un temps suffisant pour créer la complicité nécessaire. J’aimais déjà sa douceur et l’ardeur de son désir. Il a été rassurant, doux et enveloppant, elle a été active, proactive, très contrôlante. J’ai pris un pied de dingue, dès le début, et elle n’en est pas revenue de mon enthousiasme non dissimulé. Mon corps était comme possédé par les assauts de son doigté qui me faisait jouir. Au bout de quelques minutes seulement, elle s’est écriée en s’adressant à lui : « mais elle est super bonne ! ». C’est bien plus tard que j’ai pris la mesure de ce compliment. Puis, nous nous sommes occupés d’elle, lui me faisant de petits signes discrets et complices pour me guider vers le deuxième sein, alors qu’il s’occupait du premier. C’était mignon de timidité. Elle aussi a décollé avec nos caresses. Elle avait envie de le voir prendre une autre femme. Elle fut comblée et moi aussi.

En partant de chez lui, je me suis demandée comment je pourrais maintenant faire du sexe autrement qu’à plusieurs, tellement nous avions été en osmose et que je n’avais pas imaginé que cela puisse être aussi bon. J’ai laissé passer un an et demi avant d’y revenir. J’avais peur d’être déçue et de perdre les belles images enregistrées dans ma mémoire. En décembre 2015, je rencontre une femme qui cherchait une complice bisexuelle pour une initiation au trio avec son amant. J’adore les initiations, les premières fois en fait. Je me suis prêtée au jeu, autour d’un massage à quatre mains. Mais quand elle m’a vu le toucher lui, elle n’a pas supporté et j’ai préféré les laisser seuls pour se retrouver. Ce fût une première expérience initiatique que j’ai appréciée pour son enseignement : faire attention aux autres, toujours. Et j’ai recommencé, avec d’autres. Il se passait toujours un truc différent, une nouveauté, une situation plus excitante. Je suis devenue assez courtisée, les femmes seules sont si rares.

Et puis, il y a eu ce couple de trentenaire, avec des photos pas très jolies sur le site de rencontre, mais une énergie qui m’a attirée. C’est elle qui est aux commandes, elle a envie de partager son homme avec une autre. Elle est coquine, sans être une hystérique du sexe. Elle aurait même aimé que je puisse le rencontrer en son absence, mais les agendas ne collaient pas. Nous nous sommes donc vus à trois. Du slow sexe en puissance, de la lenteur, de la douceur et toujours une implication à trois, personne n’étant sur la touche. Pendant un an, nous avons exploré ensemble des plaisirs différents au gré de nos envies : le massage à quatre mains qui devient torride et jouissif, les jeux de cordes où chacun s’évade à son rythme, les doubles pénétrations avec les jouets de ma collection ou de la sienne, les scenarii orchestrés par Madame quand sa libido était en berne et qu’elle voulait m’offrir soumise à son homme, les câlins post-coïts où tous s’endorment dans la chaleur des corps humides et les jeux avec d’autres complices féminines qui m’ont fait confiance. Avec vous, j’ai goûté au lait de femme, aux orgasmes répétitifs clitoridiens et à mes premiers dodos à trois.

Maintenant, je ne suis plus une femme seule. Je rencontre avec toi et nous aimons intégrer nos partenaires dans notre duo complice et gourmand. Je t’avais proposé de t’attacher, puisque tu aimes les cordes, et de te préparer goulument à recevoir mon homme. Finalement, nous étions trop fatiguées pour entreprendre ce jeu et mon Roi nous a invité à une séance de photo avec projection d’images sur nos corps. Une belle entrée en matière qui raisonnait avec nos envies câlines. Ce fut délicieux de te découvrir devant l’objectif, de jouer avec nos enlacements et nos frôlements subtilement érotiques. Il nous a laissé le temps de nous aimer à deux et de réveiller notre désir au contact des peaux. Lorsqu’il nous a rejoint, notre excitation était déjà bien avancée et je n’ai pas mis longtemps à lâcher un orgasme chantant. Lui en moi, mes doigts en toi.

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7 commentaires sur « Lui en moi, mes doigts en toi : le trio HFF »

  1. Quel joli article montrant que le voyage cérébral peut conduire à l’orgasme. On ressent toute la douceur des gestes, l’esprit tactile, le plaisir du massage, et l’oeuvre du slow-sex pour faire monter le désir.

    Je n’ai jamais fait de trios avec deux femmes, un peu par crainte de ne pas être présent en simultanée vers les deux et je n’avais effectivement jamais pensé que l’artifice pouvait être que les deux femmes soient calines entre elles.

    J’aime la formule « dodo à trois » car j’ai parfois eu ce désir mais j’avoue toujours garder à l’esprit qu’il ne faut pas entrer dans l’intimité d’un couple car mes trios ont eu lieu avec des couples.

    J’aime beaucoup la douceur et la complicité qui se dégagent de cet écrit.
    Bravo

    1. Le fait de dormir peut être simplement le prolongement d’une osmose à trois, couple ou pas. Tout dépend des circonstances mais ça sera le sujet d’un article complet prochainement.

      1. osmose dans la chaleur des corps alanguis, le regard perdu. assoiffés de l’amour de la quête du plaisir. bel article

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