Du massage prostatique au fist-fucking anal – Partie 1

Ça faisait bien longtemps que je n’avais pas sentie une aussi grande envie de ma langue sur un « petit ». Une invitation, une offrande. Ma langue, mes doigts, il était offert. On n’y est pas arrivé tout de suite : ça a commencé par un apéro un peu spécial. Une idée originale pour une première rencontre autour de la photo : chacun dans une tenue plutôt légère, un déshabillé coquin, en lingerie. Il m’accueille donc en jean, torse nu, parce que c’est ainsi que je trouve les hommes sexy. Échange de politesse rapide, je file directement dans la chambre d’amis qu’il m’indique pour me changer, alors qu’il finit de préparer les amuse-bouche. J’ai choisi un ensemble bordeaux assorti d’un collant – porte-jarretelles intégré en dentelles de la même couleur. Ce fût une première pour moi, plutôt amusante, qui nous a bien mis à l’aise tous les deux pour la suite de la soirée. Il aurait pu ne rien se passer ensuite, je n’avais rien prémédité. Mais quand il m’a offert son intimité, je n’ai pas pu résister à mon envie de le pénétrer.

Se faire initier et initier

Contrairement à certains autres fantasmes qui me poursuivent depuis des décennies maintenant, l’anulingus, le massage prostatique et le chevillage ne sont arrivés dans ma vie qu’après avoir été largement plébiscités par un partenaire de longue vie. Un amoureux fou pour être plus précis, probablement fasciné par tout ce qui touche à l’anal. A l’époque, je n’ai pas encore eu beaucoup de partenaires sexuels et mes découvertes ne se font qu’à travers le couple. Il est ce qu’on appelle un sodomite, à la limite du fétichisme. Ses jeux de langue commencent très souvent par l’arrière, ce qui n’est pas pour me déplaire. Je me demande quelle zone de mon corps n’est pas érogène en fait. Par conséquent, celui-ci n’y échappe pas. Sa gourmandise et son assiduité n’arriveront toutefois jamais à me détendre suffisamment pour qu’un jour je réussisse à lui offrir pleinement mon cul. En revanche, mon premier gode anal fut pour lui. Un achat sur internet fait à deux, un choix commun, toujours un joli moment à passer que de choisir ensemble les accessoires de jeux fantasmés. Par manque d’expérience et une certaine retenue qui s’est bien envolée depuis, nous n’en ferons que deux usages pas très concluants. Je n’étais pas encore prête.

Cependant, cette initiation plutôt timide a dû ouvrir une brèche dans ma sexualité qui ne s’est jamais refermée depuis. Dès ce que je peux appeler « ma renaissance affective et sexuelle », j’aborde rapidement ladite zone chez mes nouveaux partenaires de jeux. D’abord par les mots, la suggestion verbale, parfois hasardeuse. Ce qui m’amène à cette anecdote vieille de 7 ans qui me fait toujours rire : j’avais cru comprendre à tort que les sodomites aimaient forcément le côté passif. Forte de ce savoir (erroné car vérifié après cette aventure), je pose donc la question ouvertement à Emmanuel (de savoir s’il est sodomite), qui me répond par l’affirmative. Une rencontre plus tard, et me voilà en train de commencer à l’entreprendre vaillamment… avec ma langue. A son manque d’enthousiasme, je perçois le malaise et le monstrueux quiproquo. Évidemment, il ne l’avait entendu que de manière active, et j’avais zappé le « ou » dans la définition du wiktionary. Comme quoi, on ne comprend que ce que l’on veut bien comprendre…

Comme ce qui semble devenir une vraie passion pour moi, j’aime initier. Je propose, ils disposent. Cela va du « tu ne toucheras jamais à mon anus » à « j’ai très envie d’avoir votre main à l’intérieur de moi ». Ça, c’est le plus extrême que j’ai pu faire à aujourd’hui. Entre les deux, j’ai aimé la démarche de cet homme que j’ai aimé ensuite, qui avant notre troisième rendez-vous coquin dédié à son dépucelage, a préféré le faire lui-même avec un stylo*. Il est un des premiers dont j’ai caressé la prostate. Cette zone boursoufflée et un peu rugueuse, le point P, si proche de notre point G à nous les femmes, que ce soit par l’emplacement ou par la forme. J’ai donc développé une grande curiosité pour cet endroit tabou pour beaucoup. Documentation, discussion, pratique évidemment, initiation surtout, démonstration aussi. Jusqu’à imaginer un jour en faire un atelier justement. L’idée venant des demandes féminines, bien décidées à apprendre la « technique » pour faire décoller leurs hommes.

Quand monsieur doigt rencontre monsieur excrément

C’est ainsi qu’il m’arrive de décrire mon expérience, et ma façon de les aborder. Quelques réticences ont longtemps bloqué mon évolution pour cause d’hygiène. Il est vrai que certaines situations peuvent devenir scabreuses, quand monsieur doigt rencontre monsieur excrément. C’est le sujet délicat à mon sens, et la situation ne permet pas toujours d’avoir procédé au préalable au lavement adéquat de la zone praticable. Et oui, les envies ne se commandent pas, et la spontanéité reste quand même des plus agréables. Pour avoir utilisé à l’érosphère un gant en plastique, j’ai trouvé ça très confortable et à renouveler, mais toujours pas évident d’en avoir sur soi en permanence ! Alors, j’ai acquis au fil des pratiques une sorte de technique qui fait que l’inconfort n’existe presque plus. En effet, la zone à masser qui semble réactive ne nécessite pas une fouille de tout le conduit. Aussi, il est maintenant très rare pour moi d’être surprise par les matières qui je n’affectionne pas particulièrement.

Sur la quantité de personne dotée d’une prostate que j’ai rencontré depuis sept ans, ceux qui refusent de s’y laisser prendre sont une petite minorité. Ceux qui en sont adeptes, voire très adeptes font également partie d’une minorité un peu plus grande. Et entre les deux, il y a tous les curieux qui ont envie d’essayer ou qui ne sont pas opposés à la découverte. Sur cette échelle de graduation, je navigue donc avec aisance, m’adaptant à chaque nouvelle situation, dans une approche plutôt douce qui permette au moins de ne pas en garder un mauvais souvenir. C’est ma priorité : au pire, il n’aime pas ; au mieux, il adore. Quant à mon plaisir personnel, il est clairement dans le don et l’orgasme déclenché par le plaisir de l’autre. Évidemment, cela ne peut être autre chose, les doigts n’étant pas vraiment une zone érogène chez moi. Et pourtant, d’aucun pourrait témoigner de la transe qui m’envahit dès la première introduction.

J’aime sentir l’ouverture qui se déclenche petit à petit, j’aime sentir mes doigts désirés. Bien entendu, un anulingus aura déjà commencé à préparer la zone à exciter. Avec gourmandise et beaucoup de salive, l’homme se détend rapidement, après dissipation de la gêne qui peut exister au départ. Mes mains sont baladeuses, sur toutes les zones que je sens sensibles, que ce soient les tétons, les bourses, la queue, l’inter-cuisse (cette zone oubliée entre les jambes de chaque côté du périnée), les mains, dans la bouche aussi parfois… Il est rare que j’utilise une seule partie de mon corps quand je fais du sexe. Selon l’appétence du candidat, un doigt, deux, trois, la main, tout est bon tant qu’il n’y a pas de tension. Il en est de même pour les accessoires désirés ou subis dans certaine situation discutée au préalable. Du petit plug anal au gros gode destiné à d’autres orifices plus féminins, tout peut y passer. Tant que tout le monde est consentant et content !

Allez ! on décomplexe tout ça : “La pénétration anale se fiche pas mal de qui porte la culotte, et elle fait le plus grand bien aux hommes (souvenez-vous des mille vertus du chevillage” et on se laisse tenter par le chevillage ?

*smiley mort de rire !

11 commentaires sur « Du massage prostatique au fist-fucking anal – Partie 1 »

  1. Bonsoir Erell.
    Voilà une bien agréable expérience de plus il me semble.
    Tout ce que tu écris là me semble bien exact.
    Oui, moi aussi j’ai été à la découverte et …. avec le temps j’ai appris à m’ouvrir, à me détendre, à m’offrir à l’autre, à celui qui aime me prendre et qui m’exprime clairement son désir de me pénétrer, de me caresser à l’intérieur.
    Au début j’étais très réticent, mais, avec le temps, j’ai appris à me détendre et à accepter de me mettre dans la position féminine, de celui qui reçoit.
    Merci pour ton témoignage.

    1. Et pourtant ! D’aucun y arrive très bien, avec du temps. Si vous lisez un peu sur le sujet, il est clair que cela demande beaucoup de pratique, de temps et d’abandon.

  2. Oui j aimerais qu on s occupe de moi comme ç a
    J ai eu l occasion d avoir un Massage prosratique et d être pris par un trans , c est bon . Je voudrais une femme qui ai envie de faire

  3. Oui, j’adore tout ça ! mais je conseille a tout le monde de se faire des lavements anals quand même,c’est ce que je fait a chaque fois ! J’ai aimé cet article 🙂

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