Mes mains sont tombées amoureuses de tes pieds

C’est justement là que tout a commencé, lors de notre première rencontre pour cette séance photo des plus anodines : ses mains sont belles, je les ai déjà prises en début de séance. J’en profite à nouveau, lui allongé par terre cette fois. Ses mains se tendent vers moi, je shoote, je shoote, moi-même allongée pour une vue plus plongeante au ras du sol. Comme je laisse venir à moi les inspirations, je joue de mes pieds nus dans le prolongement de ses mains, pour la photo. Nous nous amusons donc simplement, et quand il m’attrape les pieds d’un geste doux et naturel, je ne suis pas gênée, ni troublée. Je profite du moment pour en faire des clichés, point. Cela me paraît juste sain et simple, sans arrière pensée. Je referme la porte sur ce moment suspendu. Étonnement, c’est après que j’ai commencé à être troublée. Je me suis immédiatement mise au travail du tri, tout en écoutant les Gnossiennes d’Erik Satie. Je ne sais pas si cela a eu un effet sur mon état émotionnel, mais il s’est passé quelque chose à l’intérieur de moi. Une émotion totalement inattendue et indescriptible, enfin plutôt inexpliquée. Chaque cliché m’émerveille alors, cette main, ce visage, le mélange de timidité, de tension et de laisser aller à la fois. Je ne peux m’empêcher alors de lui écrire, pour lui envoyer la photo de sa main qui m’a tant émue : “ […] J’ai beaucoup aimé notre séance”. Ce à quoi il répond : “Oui, superbe ! Il me semble que cette main te cherche… P.S. : je crois que mes mains sont tombées amoureuses de tes pieds”…

« Des pieds à bite ! »

J’ai rencontré mon vrai premier fétichiste bien trop tôt pour cette expérience. Nous sommes en octobre 2011 (six mois après ma rupture), il ne me plaît pas, je cherche plutôt une histoire sérieuse, et je le trouve même plutôt bizarre à la fin du dîner Cour St Emilion. Je ne donnerai pas suite. Il me recontacte régulièrement pendant quatre ans et demi mais le côté insistant de ses messages me refroidit à chaque fois. Mars 2016, je craque enfin grâce à quelques photos attrayantes (musculature travaillée) et un ravalement de façade (il avait en effet une mâchoire disgracieuse). De mon côté, j’ai évolué, je suis moins farouche et je me laisse tenter par une deuxième expérience (oui, parce qu’entre temps, j’en ai rencontré un autre). Un café à Chatelet : j’avais choisi le quartier pour la possibilité d’aller en sauna libertin ou au Love Hôtel. Il choisira le Love Hôtel, car pas libertin et pudique. Par ce temps de pluie, je devais être la seule fille à Paris ce jour-là avec des chaussures ouvertes et nus pieds, et il a apprécié. Il a pris une chambre pour une heure… Il s’est frotté longtemps sur mes pieds et a fini par jouir après s’être branlé entre mon pied et mes fesses… position hallucinante que j’essaierai sûrement de refaire. Comme je lui avais parlé de la pratique de la frappe de la plante du pied avec le doigt, il a essayé timidement et en alternant de caresses. J’ai senti que je pouvais atteindre un orgasme en frappant plus régulièrement, je lui ai demandé et c’était effectivement proche (comme avec une fessée). Puis, on s’est fait un ciné. Jamais embrassé.

Il m’écrira quelques mois plus tard : “Au risque de paraître fou, à chaque fois que je pense à ton corps et à tes pieds, je sens ma testotérone bouillonner en moi. Tu me rends très “mâle”, tu es une femelle très excitante. Le genre de pulsion qui me donne envie de te prendre et de me délecter de tes pieds bandants. Comme si tes pieds dégageaient des phéromones auxquels je serais super sensible : des pieds à bite !.

Mon deuxième (et première expérience réelle ) : un maître en la matière ! Quelle chance ! Novembre 2015 : il me contacte sur “adopteunmec.com” mais annonce immédiatement la couleur : il veut s’occuper de mes pieds. Première rencontre chez lui directement : il me déchausse après trente minutes de blabla général. On n’a que deux heures, car il travaille ensuite. Une heure trente de plaisir uniquement pour mes pieds, c’est passé super vite et j’ai eu beaucoup de plaisir. De la douceur, à la sensualité et à la douleur, un mélange aller et venant, des sensations fortes, complètes. Je me suis laissée aller très vite, lâchant prise et profitant des sensations. J’ai beaucoup mouillé, gémi, je me suis tortillée… j’ai eu envie de me masturber en même temps mais je n’ai pas osé. J’ai juste osé lui caresser le visage avec mes pieds, comme pour le découvrir, et j’ai réussi à jouer avec le lobe de son oreille avec mes orteils. Une première pour lui apparemment. Jamais de pénétration, ni d’attouchements sexuels, de la torture et des soins, pendant plusieurs heures… nous nous reverrons plusieurs fois sur ce rythme.

Son plaisir pour le mien

J’en ai rencontré un troisième en 2018 à un après-midi Sunday Feet, mais il n’a jamais égalé la qualité des deux autres. J’ai toujours aimé qu’on s’occupe de mes pieds. Je crois que la première fût ma sœur : des heures à échanger des massages et caresses des jambes et des pieds, grâce à notre lit à tiroir). Je sais que je peux aller jusqu’à la jouissance, mais il faut s’y prendre progressivement. Ma dernière envie de 2018 était une séance de trampling avec Patrick, fétichiste hyper expérimenté avec lequel j’avais échangé un très beau moment à l’Erosphère cet été, séance plusieurs fois reportée, à laquelle j’ai finalement renoncée. En effet, quand il a commencé à me les toucher, dès notre première fois, avec la douce fermeté qui caractérise tellement son contact sur ma peau, j’ai su tout de suite qu’il serait à la hauteur de mes fantasmes en la matière. Très rapidement donc, il me les a torturés et les a aimés. Visiblement, il aimait déjà les pieds : il raconte dans une de ses nouvelles intimes qu’elle le savait ; elle l’avait aguiché en se mettant pieds nus au cours d’une réunion qui n’était pas du tout propice à l’allumer… Je vois très bien la scène !

Il aime aussi les ongles de pieds peints… il m’a même offert un vernis : qu’à cela ne tienne, il faudra qu’il le pose lui-même. Comme souvent, il dit d’abord non… puis il y vient, pas malgré lui, mais en choisissant le moment par rapport aux suggestions que je lui fais. Il s’y est pris avec douceur, délicatesse, lenteur et soin. J’adore qu’il s’occupe de mes pieds, quoiqu’il fasse en fait. Dans nos caresses, il ne les oublie pas, pour notre plus grand plaisir à tous les deux. Il les presse (j’adore !), il les tord, glisse sa langue entre mes orteils, jusqu’à les sucer complètement. Parfois, il les griffe aussi (j’aime moins), mais il ne les frappe pas encore… ce geste est pour le moment rédhibitoire car associé à une violence, alors qu’il est déjà dans une forme de torture (inconsciente). Moi aussi, j’aime en jouer avec lui. Il m’arrive de le caresser entièrement avec mes pieds, les lui passer sur le corps, lui titiller les tétons (ce qu’il adore), lui palper le visage jusqu’à “l’obliger” à me les lécher (il a plutôt l’air consentant). Évidemment, lui caresser le sexe avec mes pieds enduits de son abondant liquide séminal ou de lubrifiant ne manque pas de l’emmener rapidement jusqu’à la jouissance, immaculant mes petits petons de sa semence si désirée. J’adore le faire jouir comme ça, mais pas que…

A quatre pieds… (texte de Paul G.)

“C’est l’origine de notre histoire – notre « péché originel » : lors de notre séance photo et toute première rencontre, dans le cadre d’une pose improvisée (un gros plan spontané), ma main s’est saisie de son pied, l’espace de quelques secondes. Le cliché qui en est issu compose aujourd’hui le fond d’écran (verrouillé) de mon téléphone mobile… Si elle est tombée amoureuse de mes mains, je le suis devenu fou de ses pieds.

Alors oui, j’avoue aimer les pieds féminins (je suis sans nul doute un « foot fetish ») !! Une femme qui a de belles mains a généralement de beaux pieds – ce qui hélas fonctionne aussi par la négative ! Attributs qui contribuent à son pouvoir de séduction à mon égard, ou qui peuvent à l’inverse fortement le tempérer… Quant aux siens, j’adore m’y consacrer, plus exactement leur faire régulièrement et longuement l’amour (comme à elle toute entière en somme !). Prendre un à un ses doigts de pieds entre mes doigts, les caresser lentement (si ce n’est les masturber), avant d’en agripper la plante, alternativement la masser et y enfoncer mes doigts. Avant de la lécher, de la mordiller. Puis insérer ma langue entre ses orteils, les introduire un à un dans ma bouche, les lécher consciencieusement, les sucer, jusqu’à les gober tous, les serrer légèrement entre mes dents, comme pour les dévorer ! Un pur plaisir des sens (j’ose affirmer pour elle comme pour moi), transgressif voire déviant, comme il nous arrive de l’être dans notre « nous »…

Il faut dire que ses pieds sont tellement elle !! Comme je le lui ai confié, je les reconnaîtrais entre mille – ils sont longs, fins, expressifs (…), avec du caractère, doux (tendres) et durs (fermes) à la fois, sexy ou plutôt sexuels, (hyper) sensibles, réactifs, agiles, goûteux. Avec elle c’est fusionnel, je l’ai dans la peau. Quand je place son gros orteil entre mes dents, j’ai la sensation de la prendre toute entière, d’une autre façon, comme si j’introduisais un « nouveau sexe » dans ma bouche (autre que son sexe artifice), que je suce goulûment, enfonce de plus en plus loin, jusque dans ma gorge. Plus il va et vient entre mes lèvres, plus mon sexe se tend, durcit et coule… C’est un acte profondément sexuel, à haute teneur sensuelle mais tout autant plein d’amour. Pour son plaisir, le mien, le nôtre. Le mien qui entraîne le sien qui entraîne le mien qui… Qui l’amènera à branler mon sexe avec ses pieds, jusqu’à me faire venir sur elle. A moins qu’elle ne décide de me pénétrer par le biais d’un doigté avec ses mains « d’en bas »… Et ce sera extra- et INTRA-ordinaire !!”

Paul G. pour Lady Erell

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