Le bonbon à la menthe – Partie 2 – J12

Mon Maître


J’aurai eu la chance d’avoir un Maître, peut-être mon unique amour masculin consommé. Nous nous sommes rencontrés sur Distaingay, avec de nombreux échanges par dial sur le site. Nous nous rencontrons sur le parking d’un lieu public. Il m’emmène chez lui. Il a compris ce que je cherche, il me demande s’il peut filmer la scène pour la partager avec son ami le soir. Ah ! je vais être le jouet d’un couple homo (inédit). Dès la première rencontre, il me montre qui est le chef : “au secours” crie ma prostate ! Je n’ai jamais été baisé comme ça. Pas d’accessoire, il donne de sa personne une heure durant avant de prendre son pied. Il me donne des coups de poing dans le dos, il éjacule sur le bas de mes reins. Je prends cet acte pour une offrande. Ensuite, gros câlins, il m’embrasse… beurk ! Je n’ai jamais aimé embrasser ni homme ni femme (bonbon à la menthe).


Nous sympathisons : il m’explique nos règles de vie. Nos ébats seront filmés avec la possibilité qu’à n’importe quel moment son ami puisse débarquer. Que je serai leur chose sexuelle mais que j’aurai aussi tout leur amour. Ça me va très bien, je suis d’accord. Il m’explique qu’il aime dilater « les derrières » (c’est son expression). Là, j’avais fait un lavement chez moi. Je travaille entre chez eux et chez moi, donc pour nos délires furtifs, c’est plus simple d’y aller directement du boulot. Il me fait visiter la maison, me dit : “la prochaine fois, j’attends cela de toi : tu te gares là (en bas), tu te mets nu dans le sous-sol. J’aurai tout prévu à la salle de bains pour un lavement. Tu vas dans la chambre, je te veux cul en buze, posé sur tes avants bras, poignets serrés pour te les lier. Oui Monsieur !”. Putain, il sait ce qu’il veut, lui !

Deuxième rencontre, je suis sa demande de a à z. J’ai beau être un dur, je flippe. Je suis dans la position demandée avec un bandeau sur les yeux (car, par sms, il avait demandé de mettre ce bandeau). Il arrive, pas un mot, il me caresse, m’attache les mains, les chevilles bien écartées, me passe un cookering avec anneau et un poids me tirant les testicules vers le bas. Ouf ! je flippe ! Il me frappe avec plusieurs ustensiles, me travaille l’anus avec plusieurs doigts… il me fist ce con, puis me prend (ah la la… ma prostate va exploser !). Il n’éjacule pas, me détache les mains et me parle. Je suis presque saisi car pas un mot depuis le début. « Tiens ! voilà un peu de poppers, tu l’utilises quand tu veux ! tu peux te masturber mais tu demandes pour éjaculer… je vais t’introduire quelque chose d’énorme que moi-même je prends entier… Ne fais pas le dur ! Tu dis “pitié” je ralentis, tu dis “de grâce” je stoppe, tu dis “stop” j’arrête ». C’est parti… c’est énorme ! nouvelle sensation… là je vais avoir une poche après séance. Humiliation, honte, je pense à mon père, je hurle, demande pour éjaculer, il dit “ok”… un coup profond, un feu d’artifice dans tout mon corps et j’ai la sensation de lâcher des litres. Maintenant, il faut ressortir le truc (oulala). Je sens la présence d’une autre personne… le bandeau disparaît. « Bonjour Laurent. Enchanté ! je suis L., l’ami de M. ».

Nous deviendrons tous les trois les meilleurs amis du monde, avec de belles soirées pyjama.


Le 7 février et sa soirée


– Je me lève assez rapidement depuis que je vis avec un miroir vivant, toujours pressé de le lire ou pas. Sous la douche, je n’ai plus le même sexe… il a l’air d’un sexe d’adulte. Je reprends plaisir à le toucher, à m’appliquer à sa toilette. Je le trouve beau et doux. J’aime caresser mon corps ce matin. La journée se passe : professionnellement comme d’habitude, avec ses emmerdes. Je rentre à la maison, comme depuis dix jours je m’isole dans mon endroit préféré près du feu dans le canapé du salon de la maison. Ils sont à côté de moi mais côté véranda Gollum, le colocataire et ma femme. Tout en écrivant à mon miroir, j’entends leurs blagues graveleuses. Ce n’est pas mon monde, ça ne l’a jamais été… vivement cet été quand je serai nu dehors.

Ma femme, je parle souvent d’elle comme de ma vieille Maîtresse. Non pas qu’elle paraisse vieille, bien au contraire. Mais je la connais depuis si longtemps ! “Viens fumer une cigarette avec moi !” Elle a son regard pervers, ça tombe bien, je le suis aussi. Depuis ce week-end à part une branlette matinale, je n’ai rien eu de sa part. Elle est au petit soin de son Gollum qui vient de se faire opérer. Madame sait qu’elle n’aura pas de sexe par lui donc elle se rabat sur son soumis. Elle parle de son boulot et de banalités domestiques. Dans sa voix, j’entends qu’elle a faim de sexe. Je passe à la salle de bains et vais les
saluer. Elle me dit « j’arrive »… chouette, elle va s’occuper de moi ! Malgré bientôt 35 ans de vie commune, je la crains. Plus je la crains, plus ça m’excite, plus je suis excité, plus je la crains.

Je suis couché sur le côté (ma position pour dormir), je caresse mon sexe en imaginant ce qui va m’arriver. Les gestes sont souvent les mêmes, seule l’intensité varie. J’entends claquer… zut ! elle joue avec lui. Dix minutes après, je l’entends monter : caresses, griffes, coups de genoux, elle me tord les oreilles, me pince les tétons disponibles, vérifie si le baromètre est vers la pression. Et

oui ! je bande… et bien je suis foutu. Là, elle enlève la couverture, je suis nu dans le froid, elle en peignoir molletonné. « Mets-toi sur le dos” sur un ton autoritaire. Je ne m’exécute pas… elle me pince le téton, je suis obligé de me retourner. Là, festival ! elle frappe, frappe les testicules, la verge, l’entrejambe. Je bave et elle le remarque (je suis foutu, elle va me démolir aïe aïe)… elle m’embrasse du moins elle me chope la langue avec sa bouche, l’aspire, la croque en me pinçant les tétons avec ses ongles (douleurs atroces). Plus je me débats, plus elle aspire et pince. Elle me met un doigt assez brutalement « quoi ? mes doigts ne sont pas assez longs ?”. Elle monte sur moi en position 69 sauf qu’elle ne va pas me sucer mais écraser mon visage en me torturant les tétons, la verge et les testicules. Elle dandine du cul la salope : “montre que tu as envie de te faire défoncer”. Je bouge un peu car elle peut être méchante. “Retourne
toi ! montre moi ton cul de salope ! (sa vulgarité accentue notre excitation)”. A quatre pattes, je n’ai plus d’ego : non seulement je bave, mais je pars. Elle travaille l’anus avec ses doigts (lubrifiés) et me mord les fesses. Là je flippe grave car me mordre les fesses équivaut à un domspace sodomite. Je sais que demain je vais m’en souvenir toute la journée. Elle m’oblige à encore me dandiner, ce n’est pas assez… elle m’explose l’anus. Je dandine « tu veux une queue ? dandine ! ». Je dandine : premier gode… je le reconnais, c’est le médium. Je dois toujours me regarder dans la glace face à moi : j’ai honte de la pose… honte. Elle s’amuse, elle le rentre et le ressort complètement. J’imagine le spectacle que je lui donne, anus dilaté. Elle passe au gros, il a des testicules lui permettant de le caler à fond sans gérer. Elle frappe dessus, elle a des râles pervers, elle commence à jouir, je dois me masturber « prend ta petite queue ! branle toi cocu ! ». Là, ça vient… je relève la tête pour voir mes yeux de lope (je pense toujours à mon père à ce moment-là). Je hurle et éjacule en femme fontaine.

– Ok… je lis « honte »… « pense à mon père »… maintenant tout cela devrait disparaître petit à petit… La honte ?! C’est quoi ?!

– J’ai besoin de ce sentiment de honte « vis à vis de mon père » pour atteindre l’orgasme. Je dis bien orgasme. Quelques récits sur ma sexualité depuis douze ans et chaque fois avant l’orgasme vous lirez honte. Mon schéma est simple : humiliation + douleur = sentiment de honte = orgasme. Mon objectif serait un orgasme anal sans le schéma. De là mon post sur Intimexy. Je reste convaincu ne pas avoir besoin du schéma si je trouvais la ou le partenaire qui prendrait du plaisir à m’en donner analement. Avec un schéma de complicité sensuelle dans la douceur. Cela permettrait de m’accepter et comme je veux toujours m’améliorer, de faire le chemin inverse jusqu’à pénétrer mes partenaires dans un acte d’amour. Et non dans un acte d’agressivité amoureuse. Ce n’est peut-être pas clair pour vous Erell mais au fil de mes récits, à la vue de votre ouverture d’esprit, ça va le devenir

– C’était déjà très clair dans mon esprit mais je n’ai pas à vous le dire, juste vous guider pour que vous y arriviez vous même ! Je suis sur le cul à mon tour ! Je ne pensais que vous y arriveriez aussi vite. Ce que vous décrivez là est exactement la voie que j’avais pressentie pour vous… incroyable !


Essai 5 (chapitre 4 et 5)


Avant hier, je lui ai envoyé la version 5 (chapitre 4 et 5) du manuscrit, il y répond deux jours après :

– Bonjour Erell. Dans ces chapitres, il y a ma version bâclée que j’ai approfondie ensuite. 1991 à 1998, j’ai vraiment subi ma névrose. Les moments de bonheur sont avec mon fils et A. (la fille de Juliette). Je pense avoir été un papa d’amour pour les deux. Pendant ces sept années, je me suis battu et j’ai évolué. Sept années de paradoxe de ma personnalité. Les écrits sont là et resteront là. Je pense que je vais avoir besoin de ces sept pour comprendre mon auto-punition de maintenant. Mais là, j’ai besoin de parler en quelques chapitres du maso que je suis. Maintenant que nous connaissons plusieurs étiquettes de nos personnalités. En gros, nous en avons trois en dehors de nos obligations parentales. Il nous faudra bien structurer nos échanges, pour ne pas se croiser en diagonal. Je suis déjà en phase de reconstruction. Pour cela, je vous ai mise en ligne de mire : intelligente, coquine, joueuse, audacieuse et surtout une bombe d’amour. Là, je ne fais pas dans la médiocrité.


Jour 11

– Il est 14h. Depuis 11h où je m’occupe de moi, j’ai déjà pleuré deux fois (je vais finir par me déshydrater). Comment mon miroir a pu déceler l’amour en moi, pire me le refléter ? J’ai écrit une seule fois « je pense être un être d’amour » pour la rassurer. J’ai pleuré sur “Le surveillant général” et sur “L’envie d’aimer” de Lévis. Deux époques distantes de ma vie. Je ne dois pas occulter ma vie pour les autres et ma vie pour moi. Au final, toutes les évolutions personnelles ou professionnelles ont servi aux autres. Moi, je passe mon temps à me détruire. Hormis mes rencontres sexuelles et les moments de détente (dans mon jardin depuis 2013 avec les poules et la nature) où ai-je eu de la paix ? Ce rôle que l’on me donne depuis l’enfance, est-ce le mien ?
Pourquoi et qui m’a formaté ?
Pourquoi n’aurais-je pas le droit de vivre ?
Ou ai-je commis un crime (même pas foutu de me débarrasser des rats du
poulailler parce que j’imagine la détresse s’ils ont des petits) ?


J’ai toujours pensé être fou : pourquoi ?
J’ai toujours pensé être un extraterrestre mais vraisemblablement j’ai trouvé une âme soeur. Puis-je m’identifier à elle ? Elle est au moins dix fois plus intelligente que moi, elle sait écrire, elle est instruite et surtout c’est une
femme. Son attention, sa forme de protection font un bien fou à mon ego. Elle ne me doit rien, elle. Je vis un moment extra c’est violent sans violence et doux sans caresse. Suis-je cérébral ? Pour être cérébral, il faut un cerveau… à la vue de tout ce que j’ai mis en oeuvre pour le détruire depuis quarante ans, il était où mon cerveau, mon cerveau personnel, pas le cerveau que j’offre aux autres ?

– J’ai envie de pleurer à vous lire… c’est profondément émouvant pour moi qui ai vu votre éclosion si rapide depuis dix jours ! Juste incroyable. Votre cerveau, c’est justement votre ennemi depuis 52 ans… contre lequel vous essayez de vous battre en vous détruisant avec les drogues et les sensations fortes, votre mental… le fait de ne jamais pouvoir l’arrêter autrement que comme cela !
Non ??


Voilà pourquoi je vous ai indiqué le test de QI, pour découvrir à mesure qui vous êtes vraiment… l’accepter ensuite petit à petit et surtout apprendre à vivre avec… Un bon chemin qui s’offre à vous ! J’en suis si persuadée, en intime conviction, que j’en ai le cœur qui palpite d’émotion. Et mon cerveau qui jubile ! Cérébral ?! Oui forcément !!!!

– Je pense que j’ai trop souvent fait amalgame entre cérébral et virtuel. Depuis dix jours, je suis fatigué mais je dors ou j’ai la sensation de bien dormir. Dans le sexe, j’utilise mal mon cerveau. Forcément… vu le traumatisme de l’enfance.

3 commentaires sur « Le bonbon à la menthe – Partie 2 – J12 »

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