La fin d’un cycle, le début d’une vie

« Elle avait un trou à l’âme cette femme,

Elle tentait d’y remédier, mais rien ne marchait.

Elle ne pouvait pas empêcher les orages dans sa vie,

Elle tentait tant bien que mal d’assurer sa survie.

Son trou ne demandait qu’à être comblé,

Mais elle ne s’y prenait pas comme il le fallait.

Elle cherchait du mauvais côté.

Elle aspirait tout ce qu’elle trouvait,

Pour ne pas faire face à ce qui l’habitait.

En évitant ce trou, elle n’était devenue que surface.

Elle tournait autour de la vérité pour ne pas y faire face.

En évitant ce trou, elle était devenue vide et avide.

En cherchant à se remplir de futilités pour fuir son trou qu’elle pensait putride.

Mais il y avait tout de même un bon côté à cela…

Cette soif d’amour lui faisait regretter son bien-aimé.

Cette soif d’amour la conduisait à faire une quête spirituelle et à chercher.

Elle était tendue comme un arc, tellement son corps voulait être comblé de vérité.

En fait, cette soif d’amour qui devenait de plus en plus grande ;

La poussait petit à petit sans le savoir vers la porte de son éveil profond comme une offrande.

Ce trou n’était au fond que de l’amour qui cherchait à faire surface…

Pour prendre enfin dans sa vie toute la place.

Cette soif d’amour a donc fait tout le travail ; et il fut le point de départ de son éveil…

Quand toutes ses tentatives superficielles eurent échoué,

Elle fut obligée de chercher plus loin, de plonger plus profond dans son authenticité.

Elle a alors sombré dans le trou qu’elle fuyait depuis toujours,

Pour y trouver finalement l’amour.

Et là, existait le paradoxe suprême de l’univers.

Dans le vide, le plein

Dans le silence, le son de Dieu

Dans la nuit profonde de l’ombre, la lumière

Dans son trou béant, l’amour de l’univers.

L’amour a surgi alors du plus profond de son être.

Il s’est déversé dans son cœur pour le rendre tendre,

Il a irrigué son mental pour le rendre sage,

Il a coulé dans son corps pour que tous ses sens reviennent à la vie,

Il s’est déversé dans son monde pour le voir plein de compassion.

Le grand mystère l’a accueilli chaleureusement dans ses bras…

Elle a alors vu que l’amour forme la cohésion de l’univers ;

Qu’il rassemble tout ce qui est disparate : la nuit et le jour ; l’ombre et la lumière ; l’inspir et l’expir, le dedans et le dehors, la lune et le soleil, le féminin et le masculin.

L’amour a alors embrassé tous ses conflits intérieurs ;

Il a réuni tout ce qu’elle voulait masquer ;

Elle était aujourd’hui pleine de son trou à l’âme

Où pouvaient s’y inviter Dieu et puis l’amour… »

Caroline Gauthier, auteur d’un roman initiatique « Au Nom du Corps »

Le « dernier amour » sera le dernier article d’une série à rythme hebdomadaire depuis novembre 2017.

J’écrivais toujours selon mon actualité. Celle-ci est aujourd’hui si intime que je n’ai plus le goût de la rendre autant publique.

Je continue la photo-thérapie, la confession par l’écrit, l’écriture sous une autre forme (livre), la publication d’autres auteurs s’ils sont à mon goût et bien sûr la gestion du premier réseau social dédié à l’intimité et à la sexualité hors pornographie sur Intimexy. Et peut-être de temps en temps une actualité partageable !

Merci pour votre fidélité à tou.t.es !

3 commentaires sur « La fin d’un cycle, le début d’une vie »

  1. très beau texte, invitant à saisir ce qu’est véritablement l’amour face aux illusions pour combler ce trou , cette béance de l’âme

  2. Quand Lady Erell redevient Elle et tire sa plus belle révérence. Je vous salue archer ! Cette flèche tirée quand un vient de partir, telle cette dernière tirade d’un long voyage initiatique…

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