L’univers fantasmatique de Soluké versus Lady

Je ne sais plus comment j’ai atterri sur le blog de Lady Erell, probablement via la page Facebook et suite à la recherche d’informations sur le « sexe » ou de photos de charme… J’ai parcouru les pages au fil du hasard, trouvant le nuage de mots fort à propos. « Fontaine », ça me parle ou plutôt ça me fait fantasmer. J’ai aimé les explications, j’ai adoré la vidéo de Charlie Fortenis, qui se livre à une démo pour apprendre à gicler. J’ai bandé en l’entendant donner des explications alors que la jouissance montait et que sa voix se perdait dans son orgasme et qu’elle expulsait sur le sol son liquide vaginal. Je ne sais d’ailleurs si la photo du début de l’article correspond à ton éjaculat*, ça serait la seule partie qui me manque pour te reconstituer virtuellement et entièrement nue ; ta chatte sait se faire discrète visuellement…

Puis, je suis tombé sur « photo-thérapie ». Le texte a fait écho à des échanges avec une amie qui avait décidé de poser nue, car suite à une opération du visage, elle ne se reconnaissait plus. Surtout, elle ne se plaisait plus. J’ai toutes les peines du monde à me mettre nu, même devant un médecin. Il a bien fallu, il y a quelques années, le faire, lorsqu’à la suite d’un choc psychologique (je l’ai supposé plus tard, suite au décès de ma mère), j’ai eu un testicule qui avait quadruplé de volume au point que mon pénis, ou du moins ce qu’il en restait, disparaissait. J’étais d’un nouveau genre, grosse couille sans pénis, l’inverse d’un eunuque… J’ai passé une échographie dans une salle dédiée habituellement à ausculter les ventres des femmes enceintes… J’ai été par la suite opéré : on m’a retiré 500 ml de liquide vaginal (et oui dans chaque homme une part de féminité : le liquide dans lequel baignent les testicules dans leur bourse se nomme ainsi !).

Les autres fois où je me suis mis nu, c’était pour faire l’amour. Alors, après avoir deviné que derrière Lady Erell se cachait C., dont je découvrais au fil de mes investigations les profils divers sur Facebook, comme si elle semait de petites pierres blanches à celui qui voudrait la trouver, celui-ci devrait passer par ce dédale d’informations. Il ne faut pas oublier que je suis archéologue, les enquêtes sur le passé c’est mon métier. Je découvris l’autre blog, celui de C., le premier. Et plus je continue à explorer (ou devrais-je dire à sexplorer), plus je reconstitue toute l’histoire de Lady Erell, tout son parcours : quelle richesse, quelle diversité et quelle générosité de le partager ainsi ! Alors, quand j’arrive ce matin du mois de novembre derrière ta porte, j’ai la boule au ventre, peur de qui sera derrière, quel regard porteras-tu sur ma nudité si particulière ?. Et si jamais ça plaisait à Lady Erell, qu’elle veuille jouer avec moi ? Très vite tu me mets à l’aise, j’adore être là. Tu l’as très bien écrit, dans notre premier article à deux plumes, comme tu sais si bien le faire. Et non, il ne se passera rien de sexuel après cette séance de shooting photo…

J’ai créé le pseudo de Soluké, un reste d’un surnom qu’on m’avait donné. Mais voilà ! Soluké se prend à rêver qu’il peut suivre les pas de Lady Erell, du moins dans ses fantasmes mais avec ses limites : se retrouver dans un trio amoureux (deux femmes ; un homme, une femme). Se faire prendre par derrière, alors que J-L. a préparé le terrain avec un manche de brosse à cheveux… Les cordes, c’est pas son truc, encore moins le sado-masochisme, même s’il se soumettrait bien volontiers aux ordres de Madame, en signant son contrat…

Mais J-L. aime par-dessus tout le cunnilingus, tu en parles d’ailleurs très bien. J’ai eu un jour un shoot à la foufoune, une ivresse, un orgasme cérébral d’une rare intensité, une perte totale de contrôle, une explosion et tout ça sans éjaculation, alors qu’il m’arrive d’éjaculer sans plaisir… Le pire, c’est que J-L. ne connaît qu’un seul parfum de vulve, alors que Soluké rêve d’en manger jusqu’à la lie et de s’asphyxier avec. J’ai par ailleurs, encore sur les doigts, les derniers effluves de cyprine : après avoir pris le repas tard cet après-midi, j’ai eu droit à un café gourmand coquin… Je suis très sensible aux odeurs, aux parfums de femme, naturel ou synthétique. Je prends 30 secondes pour humer à fond mes doigts, madeleine de Proust singulière, pour capter les dernières molécules olfactives avant qu’elles ne s’effacent définitivement. Je ne serais pas pour autant Sébastien Grenouilloux, l’assassin de Süskind dans son roman « Le parfum ».

Ce soir (dimanche 20h30), tu me mets en joie, je découvre, tout en écrivant, « la vénus » que tu as publiée. Elle est quasi la même que mon avatar sur Intimexy, photo prise au musée du Louvre d’Aphrodite sortant du bain … Elle est en marbre blanc ; la tienne est vivante et belle. Soluké rêve d’y apposer ses mains pour de voluptueuses caresses, de passer de la fraîcheur du marbre à la chaleur corporelle de cette belle inconnue. Elles ont les mêmes seins, le même grain de peau que tu sais rendre par la photo. Je t’ai dit que Lady Erell me faisait penser à Mister Hyde, face cachée de C. J’avais tords. Vous ne faîtes qu’une. Soluké est mon Mister Hyde, car il ne vit qu’à travers mes fantasmes, mes envies, contrairement à vous deux.

J’aime nos écrits communs, J-L. s’en satisfait pleinement. J’aime te faire rire de mes jeux de mots ou de mes tournures de phrases ! Pour J-L., le sexe c’est comme les frites Mac Cain : c’est celui qui en parle le plus qui en mange le moins. J’ai d’ailleurs souvent les yeux plus gros que le sexe… Soluké me susurre que femme qui rit est à moitié dans son lit ! Je guette désormais chaque jour le moindre nouveau post, essayant d’être le premier à le liker ou à le commenter, à découvrir ou compléter un nouvel épisode de la sextape de Lady Erell. Tu n’as jamais songé à publier Lady Erell ? Avec l’ensemble de tes écrits et un choix de photo, il y a de quoi faire un bel ouvrage. Les éditions de La Musardine seraient certainement preneurs. Tu peux aussi lancer une campagne de financement participatif sur internet. Je pense qu’avec le nombre de suiveurs, tu devrais vite atteindre ton objectif et quel beau projet pour 2019** !

Je signe « J-L. » derrière l’ordinateur, Soluké est en train de se masturber devant le sosie de son avatar ! Puis-je aussi compléter par sapiosexuellement vôtre ? (c’est Soluké qui le veut).

Nota bene de Lady en réponse à Soluké

* En effet, la photo est extraite d’une vidéo datant de 2015, dans ma période la plus active en terme d’éjaculation. Je n’ai jamais refait l’équivalent à ce jour.

** C’est en cours, sûrement en auto-édition. Et Lady Erell vient de s’inscrire sur Patreon.

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