Gang bang, en quelques sortes

Ce soir, je me laisse tenter par une sortie en sauna libertin bi avec Roch. Mon amireux se joint à nous, et nous voilà partis dans la joie et la bonne humeur, en quête de mâles à croquer ! Mes acolytes sont plutôt bicurieux. Ils se sont laissés tenter par le passé à quelques coquineries entre hommes, au gré de leurs rencontres libertines. Avec Stéphane, j’ai été témoin d’au moins deux scènes qui m’ont émoustillées au plus au point. Rien n’est garanti ce soir, comme d’habitude. Ils ne se connaissent pas, et nous découvrons tous les trois le lieu choisi : le Star City. Le petit frère du Moon City que je fréquente de temps à autres, en moins glamour et plus « risqué ».

Pluralité masculine

Plus risqué parce qu’il va y avoir pluralité masculine, le prix d’entrée pour les hommes est anecdotique comparé à celui du Moon. Dès notre arrivée, nous en sommes convaincus. Que des hommes présents, beaucoup d’ébènes, dont un se propose immédiatement de nous servir de guide pour visiter le lieu. Il restera longtemps collé à nous, jusqu’à ce qu’il ne reste sur le bas-côté de la salle de jeu, avec les autres. Évidemment, je suis l’attraction du moment. Mais comme je suis là pour les voir s’amuser, et non pour moi, je me positionne immédiatement avec mon masculin. Je les interpelle quand ils sont trop insistants, leur réponds franchement et annonce que nous cherchons des hommes bisexuels pour ces messieurs qui m’accompagnent. Gros flop ! il n’y en a aucun.

Je ne suis absolument pas mal à l’aise ni gênée. Je me sens déjà en sécurité car je connais mes deux compagnons, mais aussi parce que j’ai de l’assurance aujourd’hui. Il est clair qu’il y a quatre ans, c’est exactement l’image glauque que j’avais des lieux libertins : une horde de morts de faim nous suivant la queue à la main. A l’époque, j’aurais été en position de faiblesse, je me serais sentie une proie, un objet sexuel. Aujourd’hui, forte de mon expérience, j’inverse la situation. Ce sont eux que je traite « presque » comme des objets. Quand certains se permettaient de me frôler, voire de me toucher, je réagis immédiatement et fort : « qui m’a touché ? est-ce que tu as demandé ? tu ne me touches pas ! ». Ça calme direct ! et pourtant ils sont plus d’une dizaine, et de « vrais » mecs.

Dans le sauna, nous sommes entassés tellement tous cherchent à nous approcher au plus près pour se faire sélectionner. Nous décidons tous les trois d’en jouer et d’en rire, de les prendre à leur propre jeu presque ridicule, effarés de constater le vide sexuel de leur vie pour en arriver là. A ceux qui ont réussi à s’incruster, nous annonçons clairement notre recherche : des hommes bisexuels pour ces Messieurs. Silence radio. Sauf un qui, timidement, du bout des lèvres, se dit bi. Mais il est blanc, et Roch avait envie d’un noir. Qu’à cela ne tienne, nous l’embarquons tout de même dans notre road trip à la recherche d’un black.

Gang bang pour hommes

De retour dans le jacuzzi limité à six personnes, je remarque un homme noir paraissant plutôt jeune et dont le visage me plaît. L’attitude aussi, discrète par rapport aux assoiffés de cul que nous avions croisés jusque-là. Roch est très malin, aussi il commence à me masser un pied, et l’invite à en faire autant de l’autre, en lui expliquant qu’on peut me faire jouir de la sorte. L’autre n’a pas l’air de tout comprendre ce qui lui arrive mais il s’exécute, comme sonné. Finalement, tout se joue au feeling. Nous alternons le massage, ce qui permet à Roch de le toucher tout en douceur, et il se laisse faire. Nous en arrivons même à parler de sa troisième jambe (mouahahah), et à la lui palper, Roch et moi.

C’est presque dans la poche ! nous décidons tous les cinq (avec Etienne, l’homme bi) de nous trouver une salle de jeu suffisamment grande mais fermée. Nous arpentons le Star City sur les trois niveaux, toujours suivis de nos assoiffés de sexe qui continuent à jouer des coudes, de plus en plus nombreux. Enfin enfermés dans notre antre, ils n’auront de cesse que de frapper à la porte pour solliciter nos faveurs, et ce pendant plus d’une heure. Toutefois, ce qui s’est passé à l’intérieur devait être très loin de leur imaginaire basique. Roch propose de continuer à me masser, je suis alors à leur disposition et je me sens en toute confiance, car je sais que mes partenaires respecteront mes envies, et sauront contrôler nos deux invités. L’image de ces deux hommes à genoux me massant chacun un pied restera gravée pour toujours. Jouissif et hilarant.

Mon objectif est de les amener à jouer ensemble, je ne suis donc aucunement inquiète de me trouver subitement avec quatre hommes. Je sais qu’ils ne sont pas pour moi, a priori. J’aime penser à ce parallèle avec le gang bang reverse que j’avais organisé en 2015 et cette phrase qui revient toujours quand j’en parle : « Mais comment a-t-il fait avec quatre femmes, alors que moi j’ai déjà du mal à assurer avec une seule ? ». Et bien, les femmes jouent entre elles bien sûr ! J’en attendais autant d’eux cette fois, en les y aidant un peu quand même, je l’avoue. L’homme black me plaît, c’est donc naturellement que je me suis rapprochée de lui. Le reste a suivi tout seul, comme dans le jacuzzi. Et Roch a pu se faire plaisir en goûtant avec moi à sa belle verge, bien longue et bien dure. Je l’ai invité également à découvrir la belle moelleuse de mon amireux, qui restait un peu décontenancé par l’humour que nous ajoutions à la scène, répondant par moment aux affamés derrière la porte.

Gang bang pour fesses

C’est toujours un régal pour moi d’être à plusieurs quand ils se mélangent. C’est très différent quand toute l’attention est portée sur moi, cela me met une pression de hardeuse ! Or, je n’en suis pas, mais je reste endurante et gourmande par moment. Roch et Etienne ont eu besoin de quitter la pièce par nécessité urinaire. Ils ont dû jouer les gros bras pour éviter aux autres de s’immiscer dans la pièce. Un vrai combat que nous avons tourné en dérision tellement la scène était improbable pour nous. Seule avec mes deux préférés en somme, je me suis laissée tenter par un trio gourmand et rassasiant. Cela faisait un moment que je m’en étais privée.

Roch est revenu pendant la scène, alors qu’Etienne filait à la Demonia. Il s’est gentiment occupé de mes pieds pendant que je jouissais des assauts de mon vigoureux ébène du soir. Fin de la séance pour moi. Nous finissons dans la salle commune du bar, devant TF1, à nous remémorer notre première et dernière fois. Nous avions rendez-vous en face justement, au Moon City. J’étais sa soumise d’un soir. Pas si docile que cela. Il voulait justement m’emmener vers la pluralité, mais à cette époque je n’étais pas prête à cela. Nous sommes au printemps 2017. Je refuse à plusieurs reprises de nous installer dans une pièce ouverte destinée aux orgies. Je ne le connais pas assez pour lui faire pleinement confiance, c’est notre première fois.

Comme Roch est un homme d’une grande finesse d’esprit, il m’a proposé de nous installer dans une petite salle, laissant la porte ouverte face au couloir d’arrivée (la première salle des coins câlins, pour les connaisseurs). Et, il a commencé une séance de fessées publique, moi couchée sur ses cuisses, face à la porte. J’ai fermé les yeux et me suis abandonnée à son pouvoir. Comme il est d’un naturel très joueur et communiquant, il n’a pas attendu longtemps avant d’interpeler les curieux. Il faut dire que les jeux bdsm ne sont pas forcément monnaie courante dans ce type de lieu. C’est alors que j’ai senti des claques de pression différente, avec chaleur ou fraîcheur, fermes ou hésitantes, assumées ou ratées. C’est Roch qui les appelle : « oui toi, viens ! et toi, tu veux essayer ? elle adore ça… ».

Mais qui est-il ?

Je sens qu’il maîtrise et que je peux me laisser complètement aller. J’en profite énormément. Je prends un plaisir mémorable, puisque cette scène me poursuit jusqu’à finir sur ce billet. Quand je le rencontre la première fois, autour d’une balade au cœur de Paris, je perçois immédiatement son esprit fin et joueur. Il se dit switch, mais c’est son côté dominant qui m’attire le plus. Son assurance et sa franchise, tout au naturel, rendant possible des situations improbables comme ce soir. Mais ce que je préfère avec lui, c’est que sa femme est au courant de ses activités extraconjugales. C’est elle qui l’autorise à sortir pour aller s’amuser avec d’autres, alors qu’elle n’en éprouve pas le besoin de son côté. Un modèle pour moi, que j’espère réussir à vivre un jour.

 

2 commentaires sur « Gang bang, en quelques sortes »

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