Une sortie en amireux

Hier soir, nous y sommes allés à trois, avec mes deux amireux les plus fidèles. Dans l’idée de nous faire plaisir ensemble, et dans l’ouverture aux autres. Tous les trois à la recherche de nouvelles aventures. En attendant notre comparse, nous arpentons les étages du Sexodrome situé juste en face. Curieuses de nouveautés, accessoires ou tenues. Une demi-heure plus tard, nous ressortons les mains vides. L’inspiration n’est pas au rendez-vous. A l’accueil, nous nous présentons en trouple et demandons un tarif spécial, pour la provoc’. Le réceptionniste n’a pas l’air de très bien comprendre, mais comme ce soir les femmes seules ne paient pas, nous payons le même prix pour trois que pour deux. Soit. Il est encore tôt, 20h30. Les clients du soir sont encore assez rares. Les salles de jeux sont vides. Tiens, ils ont enlevé les tables dans la salle du bar ! Ce soir, c’est soirée dansante. En paréo et serviette courte, ça risque d’être épique. Et puis, il faut dire que la playlist du lieu n’est pas vraiment mon registre de manière générale, ça n’aide pas.

Après une dizaine de visites dans des circonstances toutes différentes, seule, accompagnée, pour donner un rendez-vous à un inconnu rencontré sur un site, entre amis, avec un amoureux, avec un ex, avec une conquête, entre filles, avec un « maître », je suis toujours étonnée de l’éclectisme de la clientèle. Des très jeunes, des très vieux, des gros, des athlétiques, de toutes les nationalités, de toutes les couleurs, de tous les styles. Des tatoués, des timides, des pudiques, des habitués, des sans-gênes, des bavards, des fumeurs, des directs, des sérieux, des doux, des romantiques, des insistants, des discrets, des masseurs, des curieux, des mateurs, des crieurs, des queutards, des rieurs. Mais hier soir, il y avait des habillés ! je pensais que c’était interdit. Petite culotte, maillot de bain et même tenue de lapine coquine !

J’y ai un rituel. Arrivée en début de soirée, je commence par une bonne douche pour me délasser tout de suite après dans le jacuzzi. Libérée de ma pudeur, je redécouvre à chaque visite le plaisir d’entrer nue dans cette eau chaude et relaxante. Ici, le bain est assez grand pour préserver l’intimité utile à mon apprivoisement. J’aime rester en contact avec moi, tout en entrant petit à petit au contact de l’intimité des autres. Je ferme souvent les yeux pour cette introspection dans le royaume de mes sensations. Accompagnée, je sais m’isoler tout en étant présente à mes partenaires. Jeux de mots, jeux de mains, sourire et rire, nous sommes ouverts aux autres, tout en entretenant notre complicité triangulaire. C’est la première fois que nous sortons tous les trois, bien qu’on ait déjà joué ensemble dans un contexte plus intime au réveil d’un cododo ou avec d’autres partenaires de soirée. En somme, nous nous connaissons déjà bien. Je repère un jeune homme seul, moins de trente ans, avec un corps ferme et un joli visage d’ange innocent…

La suite se passe dans le hammam, où les conversations sont plus faciles, et les approches aussi. Ici, les activités sexuelles sont autorisées. Ma complice vient me rejoindre, alors que mon comparse entame une visite des salles, en mode observateur. Nos deux corps nus allongés en quinconce sur les grandes marches carrelées ne manquent pas d’attirer l’attention d’un homme agréable à regarder. Mais quand il eut fini sa xième phrase, je n’ai plus du tout eu envie d’aller plus loin avec lui. Bien que mon cerveau ne soit pas tellement mis à contribution dans ce genre de contexte, et encore, il est des conversations qui sont rédhibitoires. Qu’à cela ne tienne, nous investissons l’espace ouvert pour les orgies, commençant à nous satisfaire de nous, et qui sait ce que le miracle peut accomplir ? Les curieux affluent rapidement, et ça tombe bien, j’aime l’exhibition. Je l’ai découvert dès ma première sortie en club libertin. Une confirmation que mes fantasmes les plus secrets sont très révélateurs à leur réalisation. Ce dont je doutais. Dans ce contexte, il est utile de garder un œil ouvert si on ne désire pas être touché sans l’avoir consenti. Il faut réussir à se lâcher dans le plaisir du moment présent tout en restant vigilant. Difficile exercice qui demande un certain apprentissage pour ma part. Mon corps accueille les mains caressantes, mais mes yeux désapprouvent. Non merci, Monsieur !

Les paroles d’une coquine très « rentre dedans » vient me déclencher un fou rire, m’extrayant de ma concentration. En mode poissonnière, elle alpague tous les hommes passant une tête ou autre, à qui voudrait l’honorer sans autre détour. Une méthode somme toute peu efficace visiblement, à part de nous avoir extirpés de notre trio emballé. Dommage pour mon complice qui s’en donnait à langue joie pour me faire décoller ! Nous migrons vers une salle à porte, en forme de donjon, laissant juste la fenêtre à grillage ouverte pour les curieux et la porte entrouverte pour notre sélection. Après deux passants refusés, enfin, le jeune homme du sauna se présente. Je l’invite à se joindre à nous, ce qu’il accepte volontiers. Nous ne saurons jamais son prénom, mais nous avons bien profité de ses douceurs, ses formes musclées et fermes. Quelques éclats de rire ont précédé une tentative de 69 à quatre, dans une pièce difforme trop petite pour nous. Une expérience inédite, qui a nourri mon espièglerie. Se disant assez impressionné d’être là sans sa copine, par ailleurs informée de son escapade coquine, notre invité a pu user de toutes les autres qualités que la mollesse de son sexe lui en laissait l’expression. Un régal !

Retrouves ici les liens hypertextes inclus dans cet article :

http://ladyerell.com/2017/12/24/une-envie-de-trouple

http://ladyerell.com/category/pudeur/

http://ladyerell.com/2018/01/18/mon-autre-sexe-le-cerveau/

6 commentaires sur « Une sortie en amireux »

  1. Me rappelle un apres midi passé au sauna .
    Parti avec une amie rencontrée sur le net avec qui je m’entendais tres bien. Partis uniquement pour profiter du cadre pourquoi pas plus si affinité 😉 depuis le temps qu’on se désire mutuellement derriere notre ecran. Nous finimes par etre tres voyeurs devant deux filles tres joueuses dans le hammam.
    Bien emoustillée elle m’invite à faire un tour dans le coin vidéo devant un film pornographique.
    Decidé à la satisfaire mes mains balladeuses ont pu etre à la mesure de ses attentes.

Laisser un commentaire